Michèle Picard (PCF) et Laurent Wauquiez (LR). Photos : Grand Lyon - NB/Mediacités.

Laurent Wauquiez et la maire de Vénissieux Michèle Picard épinglés pour non-respect de la parité

Mis à l’amende pour non-respect de la parité ! Nos confrères de La Lettre A se font l’écho de la publication d’un rapport du ministère de la Transformation et de la Fonction publique sur les nominations dans la haute administration, au gouvernement et dans les plus importantes collectivités, pour l’année 2019. Au détour des 80 pages du document, on découvre que plusieurs institutions locales ne respectent pas une loi de 2013 qui exige un quota de 40% de femmes ou d’hommes toutes les cinq nominations de hauts fonctionnaires. Parmi elles : la région Auvergne-Rhône-Alpes.

La collectivité de Laurent Wauquiez a ainsi écopé d’une amende de 90 000 euros pour ne pas avoir suffisamment féminisé ses postes de direction à l’occasion des nominations intervenues ces dernières années. Les régions Hauts-de-France, de Xavier Bertrand, et Bretagne ont aussi été épinglées (90 000 euros chacune), quand l’Île-de-France de Valérie Pécresse a dû s’acquitter d’une amende de 180 000 euros.

33% de femmes

Le rapport pointe aussi six départements hors-la-loi, dont celui du Rhône, présidé par le LR Christophe Guilloteau. Le montant de l’amende s’élève également à 90 000 euros. Enfin, parmi les grandes villes, neuf ont achevé un cycle de cinq nominations en 2019 dont Lyon et Vénissieux. Si la mairie alors dirigée par Gérard Collomb s’est bien conformée à la loi, ce n’est pas le cas de la municipalité communiste de Michèle Picard. Elle doit passer à la caisse pour 90 000 euros.

Ces amendes viennent rappeler la difficulté à féminiser les postes d’encadrement au sein de la fonction publique, malgré la loi de 2013. Toutes catégories confondues (fonction publique d’État, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière), la part des femmes progresse lentement, note toutefois le rapport du ministère : elle est passée de 27% en 2015 à 33% en 2019.

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