À l’initiative de Notre Affaire à tous, une dizaine d’associations et près de 40 habitants de Pierre-Bénite ont déposé un référé pénal environnemental pour forcer l’industriel à réduire drastiquement ses rejets de « polluants éternels ».
Le scandale des perfluorés prend une tournure judiciaire. Ce lundi 5 juin, dix associations ou syndicats et 37 riverains ont annoncé avoir déposé un référé pénal environnemental à l’encontre d’Arkema France. Parmi eux, 16 enfants et des personnes qui souffrent de problèmes de santé, notamment des perturbations endocriniennes, dont un bébé qui a été opéré d’une tumeur à une testicule. L’entreprise visée, implantée dans la vallée de la chimie à Pierre‐Bénite, est accusée d’avoir rejeté dans le Rhône de grandes quantités de PFAS, famille de composants chimiques poly ou perfluorés polluantes.
« La colère des riverains n’a cessé de monter, depuis la diffusion d’une enquête des émissions Vert de Rage et Envoyé Spécial en mai 2022 », rappelle Camille Panisset, référente locale de Notre Affaire à tous, l’association à l’initiative de l’action en justice. Ce premier documentaire révélait des taux anormalement élevés de PFAS, potentiellement nocifs pour la santé, dans l’air, l’eau, le sol, mais aussi le lait maternel. Leur concentration est particulièrement