Une bonne dose d’encartés EELV (38 %), pas mal « d’ouverture », autrement dit de représentants de la « société civile », et une pincée de partis proches (quatre places pour Génération écologie et le Parti animaliste)… Dans son local de campagne, à vingt mètres d’un hôtel de ville de Nantes « à (re)conquérir », Julie Laernoes, a présenté à son tour sa liste pour les municipales, baptisée Nantes Ensemble. « Une liste profondément ancrée dans la réalité de la société nantaise, dans tous ses quartiers » (même si sa coloration est très secteur tertiaire/économie sociale et solidaire) a affirmé la vice-présidente de Nantes Métropole, avec pour objectif clair « d’être en tête au premier tour ».

Signe que l’ambiance est de plus en plus tendue entre les candidates socialiste et écolo (et que d’éventuelles négociations d’entre-deux tours seront compliquées) on trouve en bonne position sur cette liste plusieurs « opposants notoires » à Johanna Rolland. En clair : des personnalités ayant eu maille à partir avec la maire sortante au cours du mandat sur des dossiers majeurs. C’est le cas, par exemple de François Prochasson (n°16) ou de Christophe Jouin (n°12), tous deux très investis dans les collectifs de soutien aux migrants, le dernier ayant même enfariné la maire de Nantes en octobre 2018 (il a été condamné à un mois de prison avec sursis, avant de faire appel). Mais aussi, plus classiquement, de militants anti Notre-Dame-des-Landes, comme Vincent Lambert, dont le père militait au Larzac, où Pierre-Yves Renault, paysan fromager bio.

Enfin, et surtout, comme un symbole de cette volonté de croiser le fer avec la candidate socialiste, on trouve en deuxième position des 69 noms, celui de Florian Le Teuff, président de l’association « A la nantaise » et figure de proue des opposants à Yellopark. Petite incongruité, 18 places plus loin sur la liste, voilà que l’on trouve Christophe Bultel, directeur de l’agence de com’ Epiceum à Nantes. Cette dernière était justement chargée pour le compte du promoteur immobilier Réalités d’une partie de la concertation autour du projet de nouveau stade/quartier, finalement abandonné. « J’ai toujours dit mon opposition au projet, c’est donc mes collègues de Paris qui ont travaillé dessus », précise à Mediacités ce militant écolo depuis vingt ans.

Thibault Dumas

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Point final.

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