Montage réalisé à partir des affiches des trois listes candidates aux municipales à Indre, près de Nantes.

Entre plaintes et petites phrases, triangulaire tendue entre listes de gauche à Indre

« Une élection, c’est toujours un peu animé sur la commune et ça fait 65 ans que j’y habite ». Au bout du fil, le maire sortant (divers gauche) d'Indre, Serge David, a la gouaille inarrêtable. Une heure et demie durant, il plastronne à propos de son combat écologiste (précurseur, forcément) pour la vallée de Touga ; s’inscrit dans la majorité métropolitaine alors qu’il avait été élu en 2014 sans le soutien des caciques du PS nantais ; se défend contre ceux qui l’accusent d’avoir mené une politique populiste, ciblant notamment les roms. « On prend notre part d'intégration pas plus » répète l’enseignant retraité et toujours encarté CGT alors qu’il n’y a plus qu’un camp, situé sur la commune voisine de Saint-Herblain.

On en perd presque de vue l’élection de dimanche dans l'une des plus petites communes de Nantes Métropole (3 900 habitants) et l'une des rares (dix sur vingt-quatre) où se disputera un second tour. Face à lui et à ses 38,87 % obtenus au premier tour, deux vieilles connaissances – ils étaient dans la même minorité municipale que Serge David il y a 15 ans. D’abord, Thierry Diquélou, 66 ans (Complètement d’Indre, 13,06%), tendance gauche vintage, qui veut «  construire avec les habitants une cantine municipale pour les anciens et les précaires. Ce qui est sans doute irréalisable dans une ville plus grande », convient cet ancien cégétiste. Ensuite, et surtout, Anthony Berthelot (Alternative Indre 2020, 48,07 %), tendance gauche liftée, qui déroule sur « l’urgence écologique, sociale et démocratique. Il faut éviter que des Indrais restent au bord de la route en travaillant avec le CCAS, stimuler . . .

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