Cette fois, le projet de grande université nantaise semble sur les rails

Les membres fondateurs de Nantes Université (c) Thibault Dumas
Les membres fondateurs de Nantes Université. / Photo : Thibault Dumas

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Par Thibault Dumas

Au bout de dix ans d’efforts, d’obstacles et de revirements, les administrateurs de six établissements d’enseignement supérieur nantais viennent d’approuver l’alliage les réunissant autour de l’Université de Nantes. L’écriture des statuts du nouvel établissement, dont Mediacités publie l’ébauche, est en cours, avant l’élection de son premier CA, en novembre.

Ils sont venus, ils sont tous là… Cinq directeurs d’établissement, une présidente d’université et deux élues. Bref, une belle brochette de hauts pontes de l’enseignement supérieur nantais réunis, vendredi 11 juin, au dernier étage de la rutilante Halle 6 Ouest, sur l’île de Nantes pour annoncer une naissance prochaine : celle de la future grande université de Nantes, prévue – si tout va bien – le 1er janvier 2022. On connaît déjà son nom de baptême (d’une originalité folle) : Nantes Université.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la gestation a été longue et riche en rebondissements. Elle a peut-être connu ses derniers moments critiques du 25 mai au 10 juin dernier, quand les conseils d’administration des établissements concernés ont dû donner leur approbation au projet. Les votes positifs se sont enchaînés : Beaux-Arts (Esbansn), École d’architecture (Ensa Nantes), Université, Centrale Nantes, CHU, IRT Jules-Verne, plus l’approbation nationale de l’Inserm.

« On attendait tous ce moment depuis un certain temps. Avec une certaine impatience », euphémise Carine Bernault, présidente de l’Université de Nantes. « La réponse aux premiers appels à projets remonte à dix ans. À un moment, j’ai cru que c’était cuit » lâche, entre deux portes, le « doyen » Stéphane Cassereau, qui depuis 2001 a dirigé l’École des mines de Nantes avant de prendre la tête de l'IRT Jules Verne.
Complications en pagaille
Car des complications il y en a eu en masse, comme Mediacités s’en était fait l’écho. Les crises les plus graves sont venues de Centrale Nantes et de son . . .

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