Gilles Bourdouleix, maire de Cholet et président de la communauté d'agglomération. / Capturé écran Youtube

Indemnités des élus : près de deux jours de garde à vue pour Gilles Bourdouleix

Deux journées et une nuit au commissariat pour le maire de Cholet. Mardi 11 janvier, on apprenait que Gilles Bourdouleix (divers droite) avait été placé en garde à vue le matin même à Angers dans le cadre de l’enquête pour détournement de fonds publics et concussion menée sur les indemnités que s’étaient octroyés les élus de majorité choletaise entre 2008 et 2020. Mercredi 12 janvier, en fin d'après-midi, le procureur de la République d'Angers indiquait que la garde du maire et de deux de ses collaborateurs serait levée dans la soirée. L'enquête préliminaire elle se poursuit.

Elle avait été lancée en juillet suite à un signalement d'Anticor. L’association anti-corruption soupçonne le maire et ses adjoints d’avoir perçu près d'1,5 million d’euros en trop lors du dernier mandat, grâce à des indemnités supérieures au plafond légal (lire les détails dans notre enquête). Gilles Bourdouleix avait récusé l’accusation, expliquant que « les services de la sous-préfecture n’[avaient] rien trouvé à redire » et que « la délibération du conseil municipal sur les indemnités n’a[vait] jamais connu de problèmes avec le contrôle de la légalité. » Le 14 octobre dernier,

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer le débat public.
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