Cugnaux : une colistière du RN « à l’insu de son plein gré »

L’histoire est ubuesque. Paule Pedussaut, 59 ans, occupe, malgré elle, la 20e place de la liste du Rassemblement National de Cugnaux, « Un avenir pour Cugnaux », déposée le 13 février dernier. Elle affirme en effet ne pas soutenir la liste menée par Yoann Escabasse. La non-voyante n’aurait « pas mesuré la conséquence de son acte » lorsqu’elle a accepté d’y figurer.

« Cela a commencé par un pari un peu débile avec une amie. Elle m’a dit que je ne serais pas capable de m’inscrire sur cette liste, menée par un jeune qui s’appelle Yoann, et que je vois au bar tenu par ses parents, à côté de chez moi, raconte-t-elle. J’ai croisé sa mère quelques jours plus tard dans la rue, qui m’a un peu embobinée en me disant que je devrais me mettre sur la liste. Alors je suis allée là-bas, et c’est Yoann en personne qui m’a rempli le papier, puisque je ne vois pas. Je l’ai signé bêtement. J’ai été naïve. Je regrette car je ne suis pas pour eux, mais j’ai peur de dire que je quitte la liste, surtout qu’elle a été déposée ».

La colistière, qui dit soutenir plutôt la liste de Marie-Hélène Roure (non encartée), de la majorité sortante, assure qu'elle n'avait pas « fait le rapprochement avec le Front National car ils ont changé de nom ». « C’est mon coiffeur qui me l’a fait comprendre lorsqu’il m’a vue sur la liste. Les lettres RN m’ont induite en erreur. Je me retrouve coincée avec ce remords », poursuit Paule Pedussaut, qui reproche confus . . .

Envie de lire la suite ?

Profitez de 24h d'accès gratuit pour lire cet article et tous les autres !

C'est parti !

Armelle Parion
Armelle Parion collabore avec Mediacités Toulouse depuis octobre 2018, enthousiaste d’avoir trouvé un média qui fait la part belle aux enquêtes. Correspondante pendant neuf ans pour le Parisien-Aujourd’hui en France, elle a aussi travaillé pour la radio (Radio France, Radio Solidaire) ainsi que des supports économiques (Touléco) et culturels (Lettre du spectacle).

Précédemment dans l'Oeil

La mairie veut expulser les occupants du pavillon Nanta

La mairie de Toulouse est revenue sur sa proposition de signer une convention de relogement avec les associations Abbé Pierre et à Droit au logement.

Les parents d’élèves de l’école privée et de l’école publique se disputent l’usage de la rue Merly

Cette rue étroite dessert une école maternelle publique et un lycée privé. Les parents de l'école publique voudraient la piétonniser à plein temps. Ceux de l'école privée préfèrent y circuler en voiture, avec le soutien de la mairie.