Culture : la mairie de Toulouse ferme Mix’Art Myrys

Mixart
Le site de Mix’Art Myrys à Toulouse, fermé administrativement par la mairie depuis janvier / © Gael Cérez

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Temps de lecture : 2 minutes

Par Gael Cérez

La collectivité vient d'ordonner la fermeture administrative de ce lieu culturel emblématique de Toulouse. Annoncée en février 2019, la mise aux normes tarde à être programmée par le propriétaire... Toulouse Métropole.

La nouvelle est tombée ce mercredi 20 janvier : Mix'Art Myrys doit fermer ses portes au public jusqu'à ce que l'ancien entrepôt transformé en lieu de création culturel soit mis aux normes. L'arrêté municipal prononçant la fermeture administrative a été transmis à Joël Lecussan, coordinateur du collectif d'artistes autogéré, quelques minutes à peine après la conférence de presse organisée par la structure à ce sujet. Initialement prévue à 13 h sur l'esplanade au pied de l'hôtel de Toulouse métropole, celle-ci a été dispersée par une dizaine de policiers nationaux qui ont distribué des amendes aux personnes présentes pour rassemblement interdit.

La menace planait depuis la visite surprise de la direction de la sécurité civile et des risques majeurs de la ville de Toulouse, le 14 janvier dernier, qui avait émis un avis défavorable lundi 18 janvier. « Nous ne pouvions en attendre moins tant il est de notoriété publique que Mix'Art Myrys n'est malheureusement toujours pas aux normes accueil public et ce malgré la volonté du collectif », reconnaissait le collectif auto-géré dans un communiqué.

« Malgré l’absence d’autorisation pour l’accueil de publics, les activités organisées au sein de l'établissement du 12 rue Ferdinand Lassalle (assimilé à un établissement de 2e catégorie), imposent le respect de la règlementation en vigueur pour la sécurité des ERP », explique la mairie, dont la commission communale de sécurité « a relevé plusieurs manquements, parmi lesquels « l'absence d'autorisation pour la création et l'aménagement d'un ERP et le stockage en quantité de matériaux combustibles ».

Propriétaire des lieux depuis 2018, Toulouse métropole profitera-t-elle de la fermeture pour . . .

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