La place du Capitole, à Toulouse. / Photo : creative Commons - Abxbay

Mise à l’index de Mediacités : la mairie de Toulouse rétropédale

Changement de ton à la mairie de Toulouse. La cheffe du service de presse de la collectivité a affirmé, ce jeudi 25 novembre auprès de nos collègues du Journal Toulousain, qu'il n'était pas dans son intention de mettre à l'index Mediacités, mais simplement de ne pas répondre sur le sujet pour lequel nous l'interrogions « par respect pour la procédure en cours ». Elle oublie de préciser à nos confrères qu'elle n'avait nullement répondu à notre demande de précision après sa surprenante réponse du 10 novembre dernier..

Pour tester la nouvelle règle nous concernant, nous lui avions adressé dans la foulée les questions suivantes : « Votre position sera-t-elle appliquée à l'ensemble de nos demandes ou seulement pour celles ressenties comme étant "à charge" ? Par exemple, aurais-je une réponse si je te demande combien Toulouse Métropole a versé de primes à l'achat de véhicules électriques (et pour quel montant global) depuis le vote de cette mesure en octobre 2020 ? ». Deux questions restées lettre morte depuis lors...

De même, au cours de notre enquête consacrée à l'Institut supérieur des arts et du design de Toulouse (Isdat), le service de presse nous avait signifié par SMS qu'il ne répondrait pas à nos questions pour les raisons déjà évoquées par sa responsable... Dès lors, que croire ? Jean-Luc Moudenc, lui-même, était resté coi, alors que nous le prévenions le 22 novembre dernier de notre intention d'expliquer la situation à nos lectrices et lecteurs.

Tout laisse à penser qu'il s'agit là d'un rétropédalage en règle. Car le courriel initial que nous avions reçu ne laissait place à aucune hésitation. L'ensemble de notre travail d'investigation était remis en cause. La cheffe du service de presse prenait d'ailleurs soin de critiquer plusieurs de nos enquêtes pour justifier notre mise à l'index.

Selon nos informations, Arnaud Mounier, le directeur de cabinet de Jean-Luc Moudenc, serait directement concerné par cette déplorable décision. A-t-il été vexé par l'enquête que nous avons publiée - sur la base d'une vingtaine de témoignages et de documents - qui remettait gravement en cause son mode de management ? Sans doute ne s'attendait-il pas à ce que Libération, Arrêt sur ImagesStreetPress, le SNJ et Reporters Sans Frontières médiatisent une affaire qui aurait dû rester dans l'entre-soi toulousain.

Que nos consœurs et confrères et l'ensemble de nos lecteurs et lectrices soient remerciés pour leur soutien. La mairie revient opportunément sur sa décision ? Nous en sommes heureux, même si cela reste à vérifier à l'aune de ses futures réponses. Qu'elle soit assurée que nous ne manquons pas de questions à lui poser...

Avatar de Gael Cérez
Nourrit sa curiosité en tant que journaliste depuis l'an deux mille quatorze. S'intéresse aux innombrables facettes de notre société. Rédacteur en chef de Mediacités à Toulouse depuis octobre 2019.

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