Le collectif de recherche Démocratisons la politique a analysé le profil socio-professionnel des 2,1 millions de candidats et candidates à des élections entre 2002 et 2024. Les catégories “supérieures” (cadres, professions libérales, professions intellectuelles, etc) sont sur-représentées partout en France. Et particulièrement à Toulouse.
Mediacités l’avait écrit dès 2020. Le collectif de recherche Démocratisons la politique vient de le confirmer dans un rapport de 146 pages et une cartographie, publiés entre la mi‐septembre et la mi‐décembre. Les classes socio‐professionnelles dites « supérieures » sont sur‐représentées parmi les candidats et les élus à Toulouse.
En 2020, 64 % des candidats toulousains et 68 % des élus au second tour des municipales étaient des cadres et professions intellectuelles supérieures. Ces catégories ne représentent pourtant que 25 % de la population. A l’autre bout du spectre, alors que les classes populaires représentaient 30 % des habitants de la commune, seulement 8 % des candidats en étaient issus. Au final, seuls 3 % des élus proviennent de cette catégorie.
Au sein de la population française, la répartition est bien différente. En 2021, la population active et retraitée était composée à 32,39 % de classes populaires, à 31,91 % de retraités, à 22,10 % de classes moyennes et à 13,59 % de classes supérieures.
https://www.mediacites.fr/enquete/toulouse/2020/03/09/municipales-2020-les-csp-dominent-les-listes-toulousaines-au-detriment-des-employes-et-des-ouvriers/
La situation est sensiblement la même qu’à Toulouse, à Nantes et Lyon. Elle est pire à Lille où 79 % des élus sont issus des CSP+ alors que cette catégorie ne représente que 26 % de la population lilloise. Inversement, si les …