François Piquemal a reçu un bouquet de roses accompagné d'un message lui souhaitant une mort violente. Une plainte a été déposée.
Mardi 3 mars, en fin de matinée, une jeune femme toque à la porte vitrée du local de campagne de François Piquemal, dans le quartier de la Patte d’Oie à Toulouse. Dans ses mains, un joli bouquet de roses rouges et blanches, enveloppées dans du papier rose.
Dans la salle, passé l’amusement face à cette surprenante offrande, on se reconcentre sur la conférence de presse en cours. Deux jours plus tard, l’anecdote prend un autre tour quand on apprend que la brassée de fleurs n’a pas du tout été envoyée par un ou une sympathisante du candidat insoumis.
Le carton accompagnant le bouquet est en effet des plus inquiétant. « Nous vous présentons nos sincères condoléances et espérons que votre destin sera le même #justiceForQentin », dit le message, signé « Rassemblement national ». La référence à la mort du militant néofasciste Quentin Deranque est limpide : c’est une menace de mort explicite qui a été envoyée à un élu de la République.
Deux plaintes déposées
« La fleuriste a reçu la commande par internet. Elle est venue elle‐même nous l’amener en s’excusant. Une plainte va être déposée pour que la police puisse remonter jusqu’à la personne qui a payé en ligne », explique Inès Djelida, l’attachée de presse du candidat de la liste Demain Toulouse.
Une autre plainte …