Dans une lettre envoyée le 20 avril 2026 au ministre des Transports, 17 associations plaident pour la rénovation du réseau ferroviaire et pour l'arrêt du projet de Lignes à Grande Vitesse (LGV) entre Bordeaux, Toulouse et Hendaye.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu (ex‐LR devenu Renaissance) doit recevoir le maire de Toulouse Jean‐Luc Moudenc (ex‐LR), ce mardi 28 avril, pour faire le point sur la LGV Bordeaux‐Toulouse. Une rencontre à laquelle participeront les présidents socialistes de Nouvelle Aquitaine et d’Occitanie, Alain Rousset et Carole Delga, ainsi que le ministre des Comptes publics David Amiel (Renaissance) et le ministre des Transports Philippe Tabarot (LR).
C’est à ce dernier qu’un collectif de 17 associations a écrit le 20 avril pour plaider pour l’arrêt des LGV entre Bordeaux, Hendaye et Toulouse, afin de prioriser les investissements sur la rénovation et la modernisation des réseaux ferroviaires existants.
Un réseau vétuste
Citant plusieurs documents, dont le rapport annuel 2024 de la Cour des comptes, les signataires de la lettre rappellent que le réseau ferroviaire est très impacté par le changement climatique en raison de sa vétusté. Selon eux, le déraillement d’un TGV à Tonneins (Lot‐et‐Garonne), après un épisode de fortes pluies, en mai 2025, illustre ces risques.
Ils soulignent que le dernier rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI) « acte de nouveau la nécessité de rénovation des voies ferroviaires existantes ». « Le risque d’accidents mortels dû à l’état de ces voies et aux mauvais choix de l’État n’étant plus à exclure », alertent‐ils.
Toujours en s’appuyant sur le rapport du COI …