"Vinci Airports : bonnes affaires et opacité financière à travers toute la France"… Non, ce n’est pas le nouveau slogan du premier gestionnaire d’infrastructures aéroportuaires de France (dont Nantes-Atlantique), mais ce que nous inspirent les découvertes réalisées au fil de nos enquêtes sur la filiale du géant du BTP. Il y a un an nous révélions ainsi les bénéfices réalisés par le groupe dans le Grand Ouest, au détriment des collectivités et notamment de la région Bretagne. Hier, nous révélions comment il s'enrichissait avec les aéroports d'Auvergne-Rhône-Alpes, sur le dos du contribuable. Aujourd'hui, nous voici à Nantes où le champion français des concessions (aéroports et autoroutes) continue tranquillement de prospérer sur l'échec du projet Notre-Dame-des-Landes.

Pour bien comprendre, un petit retour en arrière s’impose. Dans le contrat signé en 2010 entre l’État et Vinci-Airport pour la construction de Notre-Dame-des-Landes, une clause prévoit qu’à partir de l’année suivante (2011, donc), les compagnies aériennes pré-financent la construction du futur aéroport, via une hausse annuelle de 2% (hors inflation) des redevances aéroportuaires versées pour l’utilisation de la plateforme Nantes-Atlantique. Stockées en trésorerie par Aéroport du Grand Ouest, filiale de . . .

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Isabelle Jarjaille
Journaliste indépendante​ depuis 2011​, j'enquête sur la gestion des services publics par le privé et son impact sur les finances publiques.​ ​Mon livre enquête "Services publics délégués au privé, à qui profite le deal ?" est sorti le 27 mars 2018​. ​Je suis également en charge du cours Techniques d'enquête en licence Info Com à l'IUT de Lannion et je porte un projet d'éducation aux médias dans deux lycées agricoles. Je suis membre du bureau du Club de la presse de Bretagne, pour promouvoir les médias et ceux qui les font au quotidien : les journalistes, notamment les pigistes.