Six mois avec sursis requis contre « l’homme à la casquette derrière Macron », accusé d’agression sexuelle

Morgan Simon, l'ancien attaché parlementaire de la députée (LREM), Valérie Oppelt, comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Nantes. Accusé d'agression sexuelle par une autre attachée parlementaire, celui qui posait derrière Emmanuel Macron lors de sa victoire à la présidentielle, nie les faits et crie au complot.

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Morgan Simon, derrière Emmanuel et Brigitte Macron, devant la pyramide du Louvre au soir du second tour de l’élection présidentielle. / Capture écran France 2

L’affaire avait été dévoilée par Mediacités, il y a trois ans. Elle a été jugée hier devant le tribunal correctionnel de Nantes. Pendant plus de deux heures d’audience, Morgan Simon, l’ancien attaché parlementaire de la députée LREM, Valérie Oppelt, a comparu pour des faits supposés d'agression sexuelle sur une autre attachée parlementaire, Victoria Jolly .

A l’époque, en décembre 2016, les deux protagonistes étaient militants LREM, engagés à Nantes pour la campagne d’Emmanuel Macron. Lors de l’audience d’hier, la victime a raconté cette « soirée festive » des Jeunes avec Macron dans un bar du centre-ville de Nantes, durant laquelle Morgan Simon lui aurait soulevé de force la jupe « jusqu’au nombril ». Puis, à un autre moment, touché « furtivement mais fermement » la poitrine.
« L'amnésie traumatique, vous connaissez ? »
Des faits relevant de l’agression sexuelle que nie le prévenu devant le tribunal. « Cela fait quatre ans (qu’ils) ont eu lieu. J’ai un souvenir flou de cette soirée. Ce qui est sûr c’est que je n’ai pas pu faire cela », affirme celui qui connut son quart d’heure de célébrité en figurant derrière le couple Macron au Louvre, lors de la soirée du second tour de l’élection présidentielle 2017. « Mais pourquoi avoir attendu dix mois pour porter plainte malgré nos rencontres régulières ? » s’étonne-t-il même. « L’amnésie traumatique vous connaissez ? » le reprend, du tac au tac, le président du tribunal.

Arguant de son homosexualité pour nier toute possibilité d’agression sexuelle . . .

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Antony Torzec