Ces jours-ci, les Toulousains ont été sondés par l'institut Ifop sur les élections municipales 2020. Une question portait, selon les informations de nos collègues d'Actu Toulouse, sur les intentions de vote au premier tour. Les sondés devaient déterminer leurs préférences entre une liste LR menée par Jean-Luc Moudenc, une liste PS-PCF menée par Claude Raynal, une liste France Insoumise menée par Jean-Christophe Sellin, une liste d’extrême gauche, une liste Archipel Citoyen/EELV menée par Antoine Maurice, une liste Rassemblement national menée par Quentin Lamotte, et, surprise... une liste LREM menée par Jean-François Portarrieu.

Qui est Jean-François Portarrieu ? Les lecteurs de Mediacités le connaissent bien. Pour rappel, l'an passé, nous avions décortiqué les statistiques affichées par le député de la 5e circonscription de Haute-Garonne (regroupant, au nord de Toulouse, des villes comme Aucamville, Castelginest, Fronton ou encore Grenade) au Palais Bourbon. Ainsi, au 9 mars 2018, l’élu de La République en Marche ne comptait que 21 semaines d’activité à l’assemblée nationale, et 28 présences en commission détectées : il faisait partie des 150 derniers députés sur ce critère. Pis: selon le site nosdeputes.fr, il n’avait jamais pris la parole, ni en hémicycle, ni en commission. 

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Et aujourd'hui? Jean-François Portarrieu reste un député peu bavard, avec seulement 9 interventions longues ces douze derniers mois (il est l'un des 150 députés les moins actifs selon ce critère, selon nosdeputes.fr). Mais ces statistiques de présence ne font plus de lui l'un des cancres de l'assemblée (37 semaines d'activité ces douze derniers mois, 53 présences en commission).

La République en Marche n’a pas encore décidé si elle allait lancer sa propre liste à Toulouse ou se rallier à Jean-Luc Moudenc. Le parti serait prêt à adouber l'actuel maire de la ville rose pour les municipales, à la condition que celui-ci soutienne la liste En Marche pour les Européennes. Alors quid de Jean-François Portarrieu ? Dans l'hypothèse où LREM n'accorde pas son soutien à Moudenc, le député de Haute-Garonne aurait d'ores et déjà offert ses services pour mener la liste des marcheurs, d'après le journaliste de France 3 Laurent Dubois.

Autre surprise, le nom du sénateur Claude Raynal, qui brigue l'investiture PS, a été testé par l'Ifop, mais Romain Cujives, adversaire de Raynal pour prendre la tête de la liste socialiste, est absent du sondage. Nadia Pellefigue, vice-présidente PS de la Région Occitanie et animatrice du mouvement Une Nouvelle Energie (UNE), compte faire fi de la procédure habituelle de désignation du PS. Elle s'est fixée le mois d'octobre pour finaliser son programme et se lancer dans la campagne des municipales. En attendant, elle compte multiplier les ateliers participatifs pour construire son projet.