On le sait, le temps judiciaire n'est pas toujours celui du politique. En l'occurrence, Thierry Fourcassier, le maire (LR) de Saint Jory, candidat à sa propre succession, peut sûrement se féliciter de cette discordance des temps. A six mois du scrutin municipal de mars, il nous a confirmé n'avoir « à aucun moment été entendu » par un juge dans le cadre de l'enquête dont Mediacités a révélé l'existence au mois de juin dernier. « J’ai lu votre papier. Il y a des choses intéressantes », ajoute-t-il, en apparence sûr de lui. Avant de mentionner qu’il avait pris soin de solliciter Sacha Briand, également vice-président de la Métropole - et surtout avocat de métier -, pour savoir s’il devait réagir. Nous n’avons rien vu venir.

L’instruction judiciaire que nous révélions a été ouverte en novembre 2018 contre X pour des chefs de « corruption active, passive, trafic d’influence et recel », ainsi que nous l'avait indiqué le parquet de Toulouse. Il concerne, selon toute vraisemblance, des faits mettant en cause la politique d'urbanisme de Saint-Jory puisque la plupart des personnes interrogées lors de l’enquête préliminaire sont des responsables associatifs de la commune. Malgré tout, du côté de Toulouse Métropole - dont Thierry Fourcassier préside la commission Urbanisme et projets urbains -, on se contente d'indiquer que celui-ci demeure « toujours à son poste » en vertu de « la présomption d'innocence ». Tout en assurant que rien n'a été tranché sur son éventuel maintien à ce poste après . . .

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