Violette Spillebout fait la course en tête. Peut-être pas dans les sondages, mais à coup sûr au palmarès des candidats ayant le plus emprunté pour financer leur campagne. Au lendemain de son investiture à l’été 2019, la candidate LREM a contracté un prêt de 132 000 euros auprès du Crédit Mutuel. Devant les 110 000 euros de Marc-Philippe Daubresse, les 90 000 euros de Martine Aubry, les 77 000 euros de Stéphane Baly et les… 0 euro de Thierry Pauchet, de Julien Poix et d’Eric Cattelin.

Précision à toutes fins utiles, ces trois candidats non-emprunteurs ne s’apprêtent pas pour autant à faire une campagne d’amour et d’eau fraîche. Pour payer leurs bulletins de vote, leurs professions de foi, leurs tracts et les cacahuètes des réunions militantes, ils peuvent compter sur un apport personnel, des dons ou des prêts de leurs soutiens. Sur leur site, les Insoumis donnent même des conseils en la matière. Leur candidat lillois Julien Poix prévoit de dépenser 50 000 euros venus en majorité de prêts de ses colistiers.

Le divers-droite Thierry Pauchet table sur une campagne à 40 000 euros alimentés en partie par un trésor de guerre « amassé » depuis six ans grâce aux indemnités des élus du groupe « Un autre Lille ». Le candidat du Rassemblement national, Eric Cattelin, prévoit, lui, une campagne ultra-minimaliste : 10 000 euros (dont 8 000 d’argent personnel et 2000 prêtés par des militants). A . . .

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