Le clan Aubry affichait la mine des mauvais jours ce dimanche 15 mars au soir. Jusqu'au bout, la maire de Lille a espéré dépasser la barre symbolique des 30% des voix. En vain. Martine Aubry n'a finalement récolté que... 29,80 % des voix. Après 19 ans de pouvoir, dans un contexte bouleversé qui a cloué les électeurs populaires chez eux, le résultat n’est pas « si pire ». Non, c’est bien le faible écart avec les écolos emmenés par Stéphane Baly qui tracasse la maire sortante.

Avec 24,53 % des voix, les Verts lillois réalisent un score historique. Il contraint Martine Aubry à se marier avec des alliés dont elle ne pense (presque) que du mal. L’hypothèse d’un ralliement entre les deux listes arrivées en tête - à l’image de ce qui s'est passé lors des trois derniers mandats - est en effet l’option la plus probable. Ni Stéphane Baly, malgré la pression de sa base « gaucho », ni Martine Aubry ne veulent prendre le risque de tout perdre pour tout gagner seul. Il va donc falloir négocier.
Un adjoint vert à la sécurité ?
Lâcher sur certains points de son programme, c’est d’abord ce qui tracasse la maire sortante. Concernant l’avenir de la friche Saint-Sauveur, elle s’y était préparée : exit la piscine, comme l’avait déjà raconté Mediacités. Quant au nombre de logements construits sur le site, la maire de Lille est passé de 2 500 à 2 000 au cours de la campagne. De son côté, Stéphane Baly a . . .

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