On pouvait s’y attendre, la pandémie de coronavirus a lourdement pesé sur le premier tour des élections municipales. La participation est tombée à 45 % au niveau national, contre 64 % en 2014. Une telle chute - de près de 20 points ! - est en soi inquiétante. Elle devient dramatique lorsqu’elle s’applique à des villes où un fort niveau d’abstention électoral était déjà la règle. C’est le cas de nombreuses communes de la Métropole européenne de Lille (MEL) où elle frôle désormais en moyenne les 58 %. Un point de moins, toutefois, que sur l'ensemble du département du Nord.

La comparaison des cartes de l’abstention entre les scrutins de 2014 et de 2020 fait apparaître une dégradation spectaculaire. Le civisme général d’il y a six ans a cédé la place à un refus très majoritaire de participer à l’élection dans un tel contexte. Le jaune-vert d’une participation correcte, selon notre échelle, a viré au rouge presque partout sur le territoire de la MEL.

L'abstention au premier tour des municipales de 2014 dans la métropole de Lille

 

L'abstention au premier tour des municipales en 2020

 

Lille, la ville centre, n'échappe pas à cette lame de fond. Une petite moitié des électeurs s'étaient déplacée en 2014 (47,5 %). Cette année, ils ont été plus des deux tiers à bouder le scrutin (67,38 %). Résultat, bien qu'arrivée en tête avec 29,80 % des voix, la liste de Martine Aubry n'a attiré que 9 . . .

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