Condamné à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, le maire de Valenciennes doit démissionner

A peine un mois après sa réélection pour un troisième mandat, Laurent Degallaix a été reconnu coupable de complicité de prise illégale d’intérêts et de subornation de témoin pour avoir favorisé l’attribution d’un poste para-municipal à son ancienne maîtresse et avoir tenté de la convaincre de retirer sa plainte.

Laurent Degallaix, le maire de Valenciennes, va devoir quitter l'ensemble de ses mandats après sa condamnation par le tribunal de Lille, le 30 avril. Photo : ESM / Mediacités

« Le tribunal reconnaît Laurent Degallaix coupable et le condamne à deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. » En moins de cinq minutes, le sort du maire Horizons de Valenciennes est scellé. Il doit rendre tous ses mandats électifs : celui de premier édile, qu’il occupe depuis 2012. Mais aussi celui de président de Valenciennes Métropole, qu’il a retrouvé sans encombre – avec 72 voix sur 91 ! – le 10 avril dernier, et celui de conseiller départemental qu’il avait obtenu en 2021.

C’est Mediacités qui, en 2023, avait révélé l’affaire qui vaut à Laurent Degallaix cette condamnation pour complicité de prise illégale d’intérêts et subornation de témoin. Une opération assez ténébreuse qui mérite un petit résumé. Entre 2016 et 2019, le maire entretient une relation extra‐conjugale avec une femme, Florence* R., qui travaille au sein de l’Hôtel de Ville. Alors que le contrat de cette dernière prend fin, celui‐ci lui promet une embauche en CDI à la mairie, projetant à cette fin de muter la titulaire du poste visé vers l’agglomération.

Florence R. obtient finalement un autre poste au sein de la SAEM Stationnement de la ville, une société privée détenue majoritairement par la commune qui s’occupe de la gestion des parkings de la cité du Hainaut. Elle est à l’époque présidée par un adjoint au maire, Pascal Vanhelder, qui organise son embauche. Une autre salariée de la SAEM Stationnement, Evelyne* L., est de son côté écartée au prétexte qu’elle partageait des publications de l’opposition sur ses réseaux sociaux.
Des pressions pour étouffer l’affaire
Sauf que, rapidement, les relations entre …

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Par Eden Sakhi Momen

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