Créer une vallée de l’IA sans pour autant être « béat » : le défi de Xavier Bertrand dans les Hauts‐de‐France

Le 12 juin, habitants, institutions, entrepreneurs et acteurs de la tech étaient invités par la région Hauts-de-France à débattre autour des « révolutions » portées par l’arrivée de l’Intelligence artificielle dans la société. Des discussions riches qui ont tenté de naviguer sur la ligne de crête entre progrès et prévention des risques.

Le président de la région Xavier Bertrand souhaite positionner les Hauts-de-France à la pointe de l'Intelligence artificielle française. Photo : Eden Sakhi Momen / Mediacités

L’Intelligence artificielle (IA) représente‐t‐elle une révolution majeure pour l’humanité ? Que va‐t‐elle changer à notre façon de travailler ? Comment s’assurer qu’elle soit accessible à tous et qu’elle ne vienne pas creuser l’écart de la fracture numérique ? Quelles barrières éthiques devons‐nous anticiper ? 2000 personnes fourmillaient dans les allées d’Euratechnologies, le 12 juin, afin de débattre et de réfléchir autour de ces questions, un an et demi après le Sommet pour l’action sur l’Intelligence artificielle de Paris.

Organisé par la région Hauts‐de‐France avec le soutien du président de la République Emmanuel Macron, ce nouveau sommet, baptisé “l’IA avec nous” avait pour objectif d’aller plus loin, et d’associer davantage les habitants aux discussions. Toute la semaine, des dizaines d’événements divers et variés accessibles à tous se sont enchaînés partout sur le territoire de cette région qui est « en passe de devenir un pôle majeur de l’économie de l’IA », comme l’a décrit la vice‐présidente de l’Union européenne chargée de la souveraineté technologique Henna Virkkunen.

Depuis un an, les annonces XXL d’implantation de data centers – une quinzaine au total – et de projets en lien avec l’IA se multiplient dans la région, alors que la France cherche à accélérer les investissements en la matière, et s’assurer une « souveraineté numérique ». « Les Hauts‐de‐France ont la situation géographique idéale, du foncier disponible, les infrastructures logistiques, ainsi qu’une longue tradition industrielle. L’atout le plus important, c’est surtout l’énergie, avec la proximité de [la centrale nucléaire – et bientôt de l’EPR – de] Gravelines », salue la ministre déléguée à l’IA et au numérique Anne Le Hénanff.

Ce potentiel ne cesse d’être mis en avant et brandi en étendard par le président de la région, Xavier Bertrand …

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Publié le

Temps de lecture : 9 minutes

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Par Eden Sakhi Momen

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