Union de la gauche : dans le Grand Lyon, les insoumis se frottent aux baronnies locales

Chef d'orchestre du rassemblement de la gauche pour les élections législatives, La France insoumise s'est montrée généreuse, à Lyon, avec son nouveau partenaire EELV. Mais dans le fief rose de Villeurbanne et celui rouge de Vénissieux, socialistes et communistes grincent des dents.

2022-05-Legislatives-Union de la gauche-Melenchon-Affiche
Affiche de campagne dans une rue du 7e arrondissement de Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

La France insoumise, quel numéro de téléphone ? Alors que leurs hiérarques nationaux enquillent des nuits blanches de négociations, dans le Rhône, l’union de la gauche s’est transformée pour les militants et responsables politiques en longue attente sans interlocuteur à qui se vouer. « Le problème avec les Insoumis, c’est que tout est trop vertical… En dehors du chef suprême, on ne sait pas trop à qui parler », grinçait, ce lundi, Marc Cachard, secrétaire général de la fédération du Parti socialiste (PS). « Je suis toujours un peu perdue dans leur fonctionnement. Au niveau local, c’est compliqué », abonde sa camarade Cristina Martineau, adjointe au maire de Villeurbanne et investie par son parti dans la 6e circonscription.

C’est un fait : au soir du premier tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a dominé ses adversaires écologiste, communiste et socialiste dans les urnes lyonnaises et dans celles des autres communes de la Métropole. Mais pour rassembler la gauche en vue des élections législatives des 12 et 19 juin prochains, La France insoumise (LFI) a dû et doit encore, concernant le PS, composer avec les contextes locaux alors même que les mélenchonistes sont bien moins structurés dans l'agglomération lyonnaise que leurs interlocuteurs. C’est le cas à Villeurbanne et à Vénissieux, fiefs respectivement rose et rouge.

Dans le premier, dont les frontières correspondent au périmètre de la 6e circonscription, les discussions achoppent sur le parachutage de l'insoumis Gabriel Amard [lire plus bas]. Dans le second, la candidate déçue du PCF, Michèle Picard, a fait savoir mardi soir, quelques heures après l'annonce d'un accord avec les Insoumis, qu'elle souhaitait maintenir sa candidature en dépit du choix de la direction de LFI de soutenir celle de Taha Bouhafs.

 
A Lyon, EELV conserve le leadership
Rien de tel à Lyon. Dans la troisième ville de France, où Jean-Luc Mélenchon a fait

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. Aujourd’hui, plus de 5 300 abonnés soutiennent notre travail. Mais ce n’est pas suffisant : nous recherchons 2 000 abonnés d’ici la fin 2022 pour continuer à enquêter. En vous abonnant aujourd’hui, dès 3 euros par mois, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment

Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 7 minutes

Par Mathieu Périsse et Nicolas Barriquand