Sécurité : il ne faut pas tout attendre de la nouvelle police de proximité

Pas assez d'effectifs, de moyens et seulement trois quartiers couverts... La police de sécurité et du quotidien (PSQ) ne débarquera à Nantes qu'en janvier, plus d'un an après son annonce en fanfare. Pourtant, de la majorité à l'opposition municipale, de François de Rugy aux syndicats, elle fait déjà l'unanimité sur ses... limites.

Police_Dervallières
Policier dans le quartier des Dervallières, à Nantes, lors des violences de juillet 2018 / Photo : Romain Boulanger/SIPA

Un contrôle de police qui tourne très mal. Le 3 juillet, un jeune homme de 22 ans est tué par un agent. Des violences urbaines éclatent aussitôt au Breil, quartier sensible de Nantes. Sensible, mais pas au point d’être désigné «  de reconquête républicaine » - comme le sont Bellevue, Malakoff ou Les Dervallières. Et donc pas au point de bénéficier des 15 à 30 policiers de sécurité et du quotidien (PSQ) qui seront répartis sur ses trois voisins en janvier 2019. Pourtant, les alertes sont fréquentes au Breil : six jours avant le tir mortel, une adolescente avait déjà été blessée à l’arme lourde.          

« Un jour de février, à 11 heures, la préfecture m’a demandé de désigner quatre quartiers de reconquête républicaine. Puis, à 14 heures, il n’en fallait plus que trois, raconte Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité de la mairie de Nantes. Je n’ai pas choisi les trois pires
Des chiffres cachés
Contrairement à d’autres villes (comme Le Havre, par exemple), la mairie de Nantes ne donne pas de chiffres de la délinquance quartier par quartier . . .

Découvrez Mediacités gratuitement pendant 48h

Profitez de deux jours pour lire cet article et parcourir tous nos autres contenus :

En renseignant votre adresse e-mail, vous acceptez nos conditions générales d’utilisation.
Mediacités s’engage à ne pas céder votre adresse e-mail à des tiers. En cas d'échec, écrivez à contact@mediacites.fr

  • Accédez aux 4 éditions de Mediacités gratuitement (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse) pendant 48 heures
  • Découvrez un média 100% indépendant et sans aucune publicité

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. En vous abonnant aujourd’hui, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment

Publié le

Temps de lecture : 5 minutes

Par Rozenn Le Saint