Sur la sécurité, « que ce soit à Nantes ou ailleurs en France, je suis pessimiste sur nos chances d’éviter (une) forme de surenchère permanente. La médiatisation et la politisation des problèmes d’insécurité ont fait perdre toute rationalité au débat. » La prédiction que faisait le sociologue Laurent Mucchielli dans nos colonnes en mai dernier s’est bel et bien réalisée : depuis le début de la campagne pour l’élection municipale à Nantes, la question est au cœur du débat. Et, comme pour lui donner encore raison, la tendance est effectivement à la surenchère.

Comme Mediacités a pu en rendre compte dans une récente enquête, la vidéosurveillance a, par exemple, le vent en poupe : hormis Julie Laernoës (EELV) et Margot Medkour (Nantes en commun), toutes les autres candidates proposent une augmentation plus ou moins substantielle du nombre de caméras. La représentant En Marche Valérie Oppelt allant jusqu’à promettre la mise en service de drones pour garder un œil sur l’espace public.

Mais c’est en matière d’effectifs de la police municipale que la bataille de chiffres est la plus féroce. Quand la maire sortante (PS), Johanna Rolland promet de recruter 37 agents pour sa nouvelle police métropolitaine des transports et 70 policiers municipaux supplémentaires, Valérie Oppelt et Laurence Garnier en rajoutent encore un peu. La première en veut 85 de plus dès son arriv . . .

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