Une fête de quartier ? Un festival de soutien à l’ex-ZAD de Notre-Dame-des-Landes ? Non, nous, nous sommes bien au premier « grand meeting » de Margot Medkour, tête de liste Nantes en commun·e·s. Ce jeune mouvement citoyen soutenu localement par la France Insoumise, crée la surprise dans la campagne nantaise jusqu’à être pris au sérieux par ses adversaires, écologistes en tête. La candidate de 28 ans, responsable associative, a en effet réalisé des prestations remarquées lors des débats publics à base de discours positif rôdé (qui cachent une « radicalité fermée » pour ses détracteurs) et de coup de com’ assumés (la fameuse marinière, conjuguée à toutes les sauces et toutes les couleurs). Comment le Petit Poucet de la compétition, qui veut croire à sa folle épopée à gauche de la gauche, s’en est-il sorti dans ce match du vendredi 6 mars ?
LE TERRAIN
La salle festive Nantes Erdre avait été louée six mois à l’avance auprès de la Ville de Nantes pour sa jauge convenable (900 personnes debout) et un prix modique (52 euros de l’heure). Reste que le budget de 6000 à 7000 euros pour la rencontre du soir est conséquent à l’échelle de celui de la campagne (63 000 euros en prévisionnel). « Les dons ont afflué ces derniers jours » s’enorgueillit Arthur Créhalet, monsieur stratégie politique du mouvement. En face du stade de la Beaujoire, le lieu s’avère d’ailleurs bien plus politique qu’il n’y paraît, comme l’a souligné Guy Croupy, n . . .

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