«Tu commentes pas, ce soir ? - Ah non, j’ai pas fait médecine, moi. »… La boutade est signée du politologue Goulven Boudic, sur son compte Facebook. Habitué des plateaux télévisés les soirs d’élection, le professeur de sciences politiques à l’université de Nantes (et soutien de la candidate écologiste Julie Laernoës) résumait en deux lignes l’attitude de bons nombres d’habitués du commentaire politique face aux résultats du premier tour des élections municipales, hier soir. Quels enseignements est-il possible de tirer d’un scrutin sous l’ombre du coronavirus, de la peur d’aller voter et du confinement a géométrie variable. Que dire d’un instant démocratique censé être décisif mais durant lequel 44,64% des électeurs seulement se sont exprimés en France, à peine plus de 38,7% à Nantes ? Comment et pourquoi gloser sur des résultats dont personne ne sait s’ils seront encore valides quelques heures plus tard ? 

Partant de là, nous ne nous livrerons donc pas à une analyse détaillée des rapports de forces politiques sortis hier d’urnes à moitié vides. L’avenir, les constitutionnalistes et le gouvernement diront bientôt ce qu’il en restera. Mais il nous a néanmoins semblé utile de nous concentrer celle qui a réellement triomphé hier soir l’abstention. Nous publions donc ici une série de cartes qui montrent l’ampleur du phénomène, à Nantes, comme dans toutes les communes de la . . .

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.