Pour la Chambre régionale des comptes, financer le futur CHU de Nantes relève du défi

Dans un rapport publié mardi, les magistrats de la CRC examinent la situation financière du mastodonte hospitalier nantais. Bilan : si les comptes sont bons, le financement du milliard d'euros nécessaire à son transfert sur l'île de Nantes est encore loin d'être assuré. Et aura des conséquences sur les soignants, les fournisseurs et les patients.

Nouveau CHU Nantes
Le nouveau CHU de Nantes vu depuis le pont des 3 continents / Image du projet architectural de Art Build, Pargade, Signes, Artelia.

«Ah ! Qu’en termes galants ces choses-là sont mises ». N’en déplaise à Molière et à son Misanthrope, c’est un fait à ne jamais perdre de vue lorsqu’on lit un document émanant d’une Chambre régionale des comptes (CRC) : si les magistrats qui y exercent sont généralement réputés pour l’acuité de leurs analyses, plume en main ils préfèrent souvent la politesse sociale d’un Philinte à la franchise parfois blessante d’un Alceste. Une litanie de chiffres et de sigles en plus.

Sans surprise, le rapport de la CRC sur les comptes et la gestion du CHU de Nantes a donc été favorablement accueilli lors de sa présentation, lundi 12 octobre au soir, au conseil de surveillance de l’hôpital. Et un brin moqué le lendemain, lors d’une réunion qui regroupait les opposants au projet de transfert de l’établissement sur l’île de Nantes. Jean-Marie Ravier, représentant du Galea, principale association d’opposants, félicitant même les magistrats pour leur art consommé de « la litote ».           . . .

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Temps de lecture : 8 minutes

Par Benjamin Peyrel