Pédiatres, gynécos, ophtalmos… Hors de Nantes, la Loire-Atlantique est un désert médical

A l'exception des Nantais, la plupart des habitants de Loire-Atlantique vivent dans un désert médical. Pointée par une étude de Que Choisir, cette fracture territoriale se double d'une fracture financière. L'association appelle l’État à prendre des mesures.

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En manque de pédiatres, mais aussi de gynécos ou d’ophtalmos, la Loire-Atlantique souffre de difficultés d’accès aux soins. / Carte : UFC Que Choisir

Une fracture à la fois sanitaire et financière… Voilà ce que documente l’UFC Que Choisir dans une longue étude publiée mardi 8 décembre et consacrée aux déserts médicaux en France. Se fondant sur « l’accessibilité potentielle localisée » (lire plus bas), l’association de consommateurs constate « qu’une part alarmante de patients habite en désert médical ». C’est vrai pour les généralistes, auxquels 15,3 millions de Français ont des difficultés à accéder. Ça l’est encore plus pour les trois types de spécialistes étudiés par l’association : pédiatres, gynécologues et ophtalmologues. D’après l’étude, un quart des enfants vit dans un désert médical pédiatrique. Et la même proportion de femmes réside dans un désert gynécologique.

A l’appui de sa démonstration, Que Choisir publie d’éloquentes cartes de France qui montrent qu’à l’exception des principales métropoles et des villes moyennes, l’ensemble du territoire national est touché par ces difficultés d’accès au soin [Lire notre enquête à Toulouse]. Et ce qui est vrai à l’échelle du pays l’est aussi à celui de la Loire-Atlantique, comme en témoigne la carte interactive mise en ligne sur le site de l . . .

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Temps de lecture : 5 minutes

Par Benjamin Peyrel