"Le premier tour des municipales n'a pas eu lieu », titrait une tribune publiée dans Libération du 18 mars dernier. Leurs auteurs, trois enseignants-chercheurs de l’université de Lille et d'Artois, s’élèvent avec force contre la décision prise par le gouvernement d'organiser, malgré l'épidémie de Covid-19, le scrutin puis d'en valider les résultats. « Dans un contexte marqué par la crainte de contamination d’une part importante du corps électoral, où l’abstention a été massive (près de 20 points de plus qu’en 2014), la reconnaissance des résultats du premier tour des élections municipales relève d’une forfaiture démocratique, qui en entache de manière indéniable la légitimité », assènent-ils. Avant de pointer clairement les responsabilités : « La pression des élus, des intérêts corporatistes de leurs associations et des partis les plus municipalisés (Les Républicains au premier chef), anticipant dans ce contexte troublé une "surprime" aux sortants, a été méthodique et cynique ».                                 

Pour ces chercheurs, le scrutin du 15 mars 2020 a donc été sciemment faussé. Une accusation grave que Mediacités a décid . . .

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