Jean-Luc Moudenc s’y était engagé en 2014 : créer 1 000 places supplémentaires dans les crèches toulousaines d’ici à 2020, pour un investissement de 74 millions d’euros. « L’objectif a été atteint », affirme l’élue à la petite enfance, Laurence Katzenmayer, qui donne le détail de ces «1 273 nouvelles places » : 875 places en gestion associative, 196 places en gestion municipale, 202 places en gestion privée dont 63 financées par la Mairie (réservation de berceaux).

Des chiffres que remettent en cause plusieurs élus d’opposition, dont Claude Touchefeu, conseillère municipale engagée sur la liste Pour la cohésion, l’autre choix menée par Pierre Cohen. « La municipalité a certes créé de nouvelles places, mais elle en a aussi supprimé !, s’exclame-t-elle. Entre des fermetures de crèches et la suppression de près de 300 places chez les assistantes maternelles (NDLR enfants accueillis au domicile d’une assistante maternelle employée par la mairie), on estime que le solde positif de places est de 600 et non pas 1 000. » Une réduction du nombre d’assistantes maternelles justifiée, selon Laurence Katzenmayer, par le fait que « l’accueil collectif est sollicité au moment de l’inscription par près de 90 % des familles ».

Cette guerre des chiffres cache une différence de vision de la petite enfance. L’opposition reproche à la municipalité d’avoir privilégié le secteur privé au détriment de la régie directe. Il existe aujourd'hui plusieurs modes de garde pour les quelque 20 100 enfants de moins de trois ans recensés à Toulouse par l’Observatoire Enfance en 2016 : les assistantes maternelles indépendantes, les crèches associatives ou mutualistes, les crèches privées et d'entreprises et les . . .

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« Au sein des crèches toulousaines, les parents qui travaillent ou qui cherchent un emploi resteront prioritaires »
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