S'il y a un chiffre à retenir de ce premier tour du scrutin, c'est celui de la participation. Le 15 mars, 36,6 % des électeurs se sont rendus aux urnes. Ils étaient 52,22 % en 2014. Au-delà des électeurs abstentionnistes par choix ou par désintérêt, la peur de la contagion, dans un contexte pandémique, a joué à plein.

L'étude de la carte de l'abstention est révélatrice à bien des égards. Les bureaux de vote historiquement abstentionnistes n'ont pas manqué à leurs habitudes (lire notre article : L'abstention, 1er parti du Grand Mirail). Les quartiers du Grand Mirail et d'Empalot ont encore moins voté que la moyenne communale : 12.52 % des inscrits par exemple dans le bureau n° 101, installé à l'école maternelle Didier Daurat, près du métro Mirail-Universités, ou encore 18,86 % dans le bureau n° 70 situé à l'école André Daste, du côté d'Empalot.

Autre enseignement de la carte, les bureaux de vote situés en périphérie de la commune ont enregistré une participation inférieure à la moyenne. Dans les quartiers Naubalette et Ginestous, seuls 20,31 % des électeurs du bureau n° 187 se sont ainsi rendus à l'école maternelle Jean Dieuzaide.

Or, comme la carte des résultats le montre, ces zones périphériques ont mis le maire sortant en tête, alors que son concurrent principal s'est plutôt imposé dans le centre de la commune, plus densément peuplé. Jean-Luc Moudenc (Aimer Toulouse) recueille ainsi 47.57 % des suffrages dans le bureau n°187, qui n'en accorde que . . .

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Avatar de Gael Cérez
Nourrit sa curiosité en tant que journaliste depuis l'an deux mille quatorze. S'intéresse aux innombrables facettes de notre société. Rédacteur en chef de Mediacités à Toulouse depuis octobre 2019.