« La survie d’Airbus est en jeu si nous n’agissons pas maintenant. » Les mots du président d’Airbus Guillaume Faury, dans une lettre adressée en avril à ses salariés, ont retenti tout le long de la chaîne d’approvisionnement aéronautique. Leur écho s’est même amplifié, depuis que les rumeurs concernant un éventuel plan de restructuration chez le premier avionneur mondial se multiplient. Le quotidien britannique The Telegraph a avancé le 13 mai que le groupe s’apprêtait à supprimer 10 000 emplois, voire jusqu’à 10 % de ses effectifs – soit 13 000 des 136 500 employés du groupe dans le monde. Mais aucune annonce officielle n’a été faite à ce jour.

Lors du Comité social et économique (CSE) central du 14 mai, seule l’extension des mesures de chômage partiel jusqu’à fin septembre a été annoncée. Elles devraient être prolongées jusqu’à fin décembre. « L’objectif de M. Faury est d’être à l’équilibre à la fin de l’année grâce à l’activité partielle et au ralentissement de la chaîne de sous‐traitance. On a entendu le chiffre de 10 000 suppressions mais sur quel périmètre et à quelle échéance ?, s’interroge Bernard Tagnères, permanent CFDT chez Airbus. Il y a déjà un plan chez Airbus Defence & Space pour 2 300 salariés. Est‐ce que cela en fait partie ? »
Des plans sociaux chez Daher et Derichebourg
Une chose est sûre, le secteur aéronautique, premier employeur de la région (90 000 salariés, dont 27 000 rien que pour Airbus) ne fait pas que traverser une zone de turbulences. Alors que ses clients – les compagnies aériennes – sont quasi à l’arrêt aux États‐Unis et en Europe, la réduction de plus de 30 % de la production d’avions chez le donneur d’ordre européen a forcé toute la chaîne d’approvisionnement à diminuer la cadence.

La crise sera « brutale, profonde et longue », analyse le président de …

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