«Aucun document pour prouver mon identité ne m’a été demandé lors de l'inscription. » Christiane, membre de l’association toulousaine 2 Pieds 2 Roues, qui milite en faveur de la pratique du vélo et de la marche en ville, a pris part à la première expérimentation du budget participatif organisé par la ville de Toulouse en 2019. Comme tant d’autres, elle n’a pas eu à prouver son identité ni même son adresse pour pouvoir participer au vote. « Je n’aurais pas participé au vote sinon », ajoute-t-elle, trouvant cela trop intrusif.

Apparu en France en 2014, ce dispositif, qui permet d'affecter une partie du budget d'investissement d’une collectivité à des projets portés par des habitants ou des associations, rencontre un réel succès. Aujourd’hui, 170 communes ont mis en place un budget participatif, contre 7 en 2014. À Toulouse, la première édition, dotée d’une enveloppe d’un million d’euros et limitée aux 16 quartiers prioritaires de la commune, a réuni 1 494 votants entre septembre et octobre 2019. À l’issue du vote des habitants, 14 projets portant sur l’environnement, la mobilité ou les loisirs ont été choisis. Ils seront réalisés en 2020 et 2021. La proposition d’investir 390 000 euros pour aménager des voies piétonnes et cyclables pour accéder à la zone de loisir de la Ramée depuis les Pradettes est celle qui a remporté le plus de voix.

« Une fraude est possible »

Si les budgets participatifs suscitent l’engouement des élus comme des habitants, les modalités de vote laissent craindre des risques . . .

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