Les limites de la politique anti‐squat

Avec une série d'expulsions cet été, la pression des autorités s’est maintenue sur les squats toulousains. Pourtant, le nombre de personnes vivant dans ces lieux précaires reste stable, ce qui relativise l’efficacité de cette logique répressive. A l'heure du reconfinement, la trêve hivernale ne s'applique plus, en théorie, à ces habitants précaires. Les expulsions pourraient donc se poursuivre.

Casa Alain Pitton
Deux personnes viennent chercher un repas à la Casa, une structure d'aide, installée dans un squat toléré dans le quartier Arnaud Bernard. La nourriture y est préparée par des bénévoles. / © Alain Pitton

Dès la fin du premier confinement et de la trêve hivernale, prolongée cette année jusqu’au 10 juillet en raison de l’épidémie de Covid‐19, les procédures d’expulsions de squats se sont multipliées à Toulouse. Une dizaine de femmes, d’hommes et d’enfants rue Roquelaine, plusieurs dizaines au squat Cazeneuve aux Minimes, ou encore 85 autres à l’ancien Ehpad de Blagnac ont été évacués ces derniers mois. Après la fermeture du squat de l’avenue de Muret suite à l’incendie de février dernier, les autorités ont confirmé leur inflexibilité en la matière.

L’entrée en vigueur du reconfinement n’offre pas de répit aux occupants de squats. 

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