La soirée électorale en Occitanie, en direct.

Les informations à retenir :

  • Le taux d’abstention est massif. Il atteint 61,98 % cette année en Occitanie, contre 47,76 % il y a six ans. C’est légèrement moins qu’au niveau national (66,1 %).
  • La présidente sortante Carole Delga remporte ce premier tour avec 39,57 % des suffrages exprimés.
  • Elle confirme son refus de négocier avec la liste La France Insoumise (5,06 % des voix) en vue du second tour, mais propose de discuter avec Europe-Écologie-Les-Verts (8,84 %) sur la base de son programme et sans rien y retirer.
  • L’eurodéputé du Rassemblement national, Jean-Paul Garraud, ne rassemble que 341 260 voix, soit 22,61 % des suffrages exprimés, quand Louis Alliot en remportait 653 547 lors du précédent scrutin (31,83 % des votes à l’époque).
  • Aurélien Pradié (12,19 %), le candidat Les Républicains, lance un appel « à tous les électeurs de droite et du centre. La tête de liste LREM, Vincent Terrail-Novès (8,78 %), ne donne pas de consigne de vote. 

20 h – Carole Delga serait très largement en tête, selon un sondage en sortie des urnes (Ipsos / Sopra Steria pour France Télévisions / Radio France/ La chaîne parlementaire). La présidente socialiste sortante recueillerait 39,5 % des voix, devant Jean-Paul Garraud ( RN – 22,8 %).

Estimation des résultats pour les neuf listes en lice :

Malena Adrada – Faire entendre le camp des travailleurs : 2,4 %
Jean-Luc Davezac – Occitanie écologique et citoyenne : 0,9 %
Carole Delga – L’Occitanie en commun : 39,5 %
Jean-Paul Garraud – Rassembler l’Occitanie : 22,8 %
Anthony Le Boursicaud – Union Essentielle Occitanie : 0,4 %
Antoine Maurice – L’Occitanie naturellement : 8,4 %
Myriam Martin – Occitanie populaire : 5
Aurélien Pradié – Du courage pour l’Occitanie : 12,1 %
Vincent Terrail-Novès – Nouvel élan occitan : 8,4 %

19 h – Selon Public Sénat, s’appuyant sur des estimations Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions/Radio France/LCP-AN/PublicSénat, l’abstention bat tout les records et s’élève à 61,4 % en Occitanie, contre 47,7% en 2015.

17 h – Contrairement à la mi-journée, la participation est en forte baisse à 17 h pour les élections régionales, dans les bureaux de vote de Haute-Garonne. Seuls 33,12 % des électeurs inscrits ont voté en fin d’après-midi. En 2015, 42,09 % d’entre eux l’avaient fait à cette heure.

Midi – Les électeurs sont appelés à voter ce dimanche 20 juin pour le premier tour des élections régionales et départementales. Le taux de participation à midi est en légère augmentation par rapport à 2015 : 15,97 % des inscrits ont déjà participé au scrutin régional en Haute-Garonne, contre 14,57 % il y a six ans.

Pour elles et ceux qui hésitent encore sur le bulletin à glisser dans l’enveloppe, les programmes des six principaux candidats en Occitanie sont disponibles sur Mediacités.

Les forces en présence

La présidente sortante Carole Delga vise un nouveau mandat. L’élue socialiste conduit une large coalition de gauche (Parti socialiste, Parti communiste français, Parti radical de gauche, Place publique, Gauche républicaine et socialiste et Mouvement républicain et citoyen) réunie dans la liste « L’Occitanie en commun ». En 2015, la socialiste avait réuni 24,41 % des voix au premier tour derrière le Front national. Les derniers sondages (Ifop pour La Tribune et Europe 1 et  Sopra Steria/Ipsos pour France 3) lui attribuent entre 26 % et 30 % des suffrages, derrière le Rassemblement national.

Comme en 2015, le principal adversaire de Carole Delga se situe à l’extrême-droite. Le Rassemblement national a désigné l’ancien député UMP de Gironde Jean-Paul Garraud pour mener la liste « Rassembler l’Occitanie » avec le mouvement Droite populaire et le Parti localiste. Jean-Paul Garraud pourrait obtenir entre 26 % et 30 des voix, selon les derniers sondages Un nouveau sondage Ifop pour La Tribune et Europe 1, daté du 1er juin, donne cette fois-ci le Rassemblement national en tête avec 30 % des voix au premier tour.

Parties prenantes de la majorité sortante, les écologistes font bande à part au premier tour. Conduite par Antoine Maurice, la liste « L’Occitanie naturellement » réunit elle aussi un agglomérat de formations politiques (Europe écologie les verts, Génération.s, Génération écologie, Cap écologie, Mouvement des progressistes, Régions et peuples solidaires, Parti animaliste). Alors que l’écologie a le vent en poupe au niveau national, l’enjeu reste encore de dépasser les 10 % pour se maintenir au second tour ou négocier une alliance avec les socialistes, comme en 2015. Tout un défi si l’on en croit les derniers sondages donnant au candidat écolo entre 8 et 10 % des voix.

La France Insoumise présente elle aussi sa propre liste « L’Occitanie populaire », avec le Parti de gauche, Ensemble !, la Gauche démocratique et sociale et le Nouveau parti anticapitaliste. Menée par la conseillère régionale Myriam Martin, elle aussi membre de la majorité sortante jusqu’en 2018, elle est créditée de 4 à 6 % des voix au premier tour. Un score synonyme d’élimination s’il ne dépasse pas les 5 % (condition pour pouvoir fusionner ses listes en vue du second tour).

Du côté des Républicains, c’est le député du Lot Aurélien Pradié qui a repris le flambeau porté en 2015 par Dominique Reynié. La liste « Du courage pour l’Occitanie » qu’il conduit est créditée de 11 à 14 % des voix. Au coude-à-coude dans les sondages (entre 11 et 13 % des voix), le maire centriste de Balma et conseiller régional sortant Vincent Terrail-Novès (ex-adhérent LR) défendra la liste « Nouvel élan occitan » soutenue par la majorité présidentielle (LREM, Agir, Modem, le Mouvement radical et Territoires de progrès). Les résultats de ces deux hommes politiques ne devraient pas leur permettre de briguer la présidence, mais peut-être d’imposer une quadrangulaire inédite. Leurs scores à Toulouse seront riches d’enseignements sur les équilibres politiques au sein de la majorité conduite par le maire LR Jean-Luc Moudenc.

Trois autres listes sont sur la ligne de départ, mais ont peu de chance de peser dans les débats puisque leurs programmes ne sont pas disponibles : « Occitanie écologiste et citoyenne », menée par Jean-Luc Davezac (Occitanie país nòstre) ; « Faire entendre le camp des travailleurs », conduite par Malena Adrada (Lutte ouvrière) ; et l’« Union essentielle » d’Anthony Le Boursicaud (sans étiquette).

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Point final.

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