Présidentielles 2022 : « Les gens qui vont mal votent de plus en plus aux extrêmes lors des scrutins nationaux »

Une semaine après le premier tour de l’élection présidentielle, Mediacités a demandé à plusieurs élus et représentants politiques de l’agglomération toulousaine de se pencher sur les résultats du scrutin. Des analyses teintées de fatalisme qui décrivent une aire urbaine fracturée.

Presidentielle analyse

Dimanche 10 avril, à Toulouse comme ailleurs, les électeurs ont privilégié trois candidats lors du premier tour de la présidentielle 2022. Selon qu’ils vivent dans la ville-centre, dans sa première couronne ou dans sa plus lointaine périphérie, les électeurs ont donné leur préférence à Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron ou Marine Le Pen.

Cette confirmation de la géographie électorale dessinée en 2017 ne surprend pas les représentants politiques toulousains. « Ces résultats sont tout à fait logiques. Ils correspondent à la sociologie de nos grandes villes aujourd'hui, remarque Jean-Luc Moudenc. Les plus grandes villes de notre pays - celles de 200 000 habitants et plus - sont celles qui offrent à Jean-Luc Mélenchon ses meilleurs scores, faisant de lui le candidat numéro un des métropoles. Les premières couronnes sont plus enclines à voter pour Emmanuel Macron, tandis que la ruralité, depuis une dizaine d'années, préfère le vote lepéniste. L'anéantissement des deux grands partis de gouvernement, le PS et LR, a fortement accentué ces tendances à l'occasion de ce scrutin. Mais elles étaient déjà à l'œuvre lors des divers scrutins antérieurs. » Et l'édile de conclure : « Les gens qui vont mal votent de plus en plus aux extrêmes lors des scrutins nationaux, car les partis dits de gouvernement ont un mal croissant, en France comme dans d'autres pays européens, à s'adresser aux couches populaires ».

À Toulouse, où le candidat LFI a recueilli 36,95 %, son « score a été accentué par une attitude tactique de nombreux d'électeurs de gauche en désaccord . . .

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Gael Cérez