Un score multiplié par dix. Au soir des élections sénatoriales, le 27 septembre dernier, voilà le bilan dont ont pu se targuer les formations d’extrême droite tarnaises. En 2020, le candidat frontiste Frédéric Cabrolier n’avait additionné que 3,71 % des voix, soit 39 grands électeurs sur 1 115. Classé bon dernier, il avait donc été éjecté dès le premier tour. Six ans plus tard, le paysage politique du département a bien changé.
Maire de Lavaur depuis trente ans, Bernard Carayon, connu pour sa jeunesse passée au sein du GUD, une organisation étudiante d’extrême droite, a réussi à accéder au second tour de l’élection. L’ancien élu LR récemment rallié à l’UDR d’Éric Ciotti a réuni 226 voix, tandis que Julien Bacou, référent RN dans le Tarn, en obtenait de son côté 166. Au total, 392 grands électeurs sur 1 153 ont donc donné leurs voix à l’extrême droite au premier tour. Soit un tiers des suffrages.
La deuxième vague des municipales
Certes, ces résultats ne leur ont permis d’obtenir aucun des deux sièges à pourvoir. Ce sont les sénateurs sortants de centre droit Marie‐Lise Housseau et Philippe Folliot qui ont été réélus dimanche 27 septembre. Mais la poussée de l’extrême droite reste néanmoins « spectaculaire », pointe David Gouard, maître de conférences en sciences politiques à l’université Toulouse Jean‐Jaurès.
Cette progression aux sénatoriales est la conséquence des résultats du RN et de l’UDR lors des élections municipales de mars dernier. « Le nombre d’élus avec l’étiquette RN ou UDR y a considérablement augmenté, notamment dans les …