Marché des transports en commun de Lille : l’incroyable bévue de la Métropole

L'attribution de la concession d'exploitation des bus, trams et métros de l'agglomération lilloise tourne à la farce : la métropole européenne de Lille a transmis par mégarde l'offre de la société Keolis à son concurrent Transdev. Mais c'est ce dernier qui rit jaune. Explications.

Metro_Lille
La MEL a demandé aux entreprises Keolis et Transdev d’étudier l’option d’un prolongement de la ligne 1 du métro lillois entre la station terminus des 4 Cantons et l’aéroport de Lille-Lesquin. (ANDIA)

Le dossier d'attribution de la concession de service public (CSP) des transports en commun de Lille-Métropole serait-il maudit ? Déjà ébranlé par une déclaration de procédure infructueuse, obligeant la MEL à reprendre la consultation à zéro en décembre 2016, le marché à 2 milliards d'euros vient de passer par un trou de souris ce jeudi 13 juillet. Le tribunal administratif de Lille a rejeté la requête d'un des deux postulants à l'exploitation des bus, trams et métros de l'agglomération, la société Transdev, qui demandait l'annulation de l'intégralité de la démarche d'attribution de contrat. Simple manoeuvre d'une entreprise destinée à déstabiliser son concurrent, à savoir la société Keolis, l'actuel concessionnaire du réseau ? Non, la faille vient de la MEL, censée observer tout cela avec hauteur et distance : telle un antiquaire tremblant en manipulant un vase Ming et finissant par le lâcher, la Métropole a transmis à Transdev des informations sur l'offre de sa rivale ! Une incroyable erreur d'aiguillage reconstituée par le Tribunal administratif dans son ordonnance.
Erreur sur la clé USB
Le 19 mai, la MEL a envoyé un courrier aux deux parties leur demandant de produire leurs « offres finales ». Une clé USB était jointe au courrier. Le 23 mai, Transdev a accusé réception de ce pli tout en informant la MEL de la présence sur la clé USB d'un dossier de fichiers informatiques intitulé « Keolis » contenant des éléments de la proposition de cette entreprise. On imagine la tempête dans les services de la rue du . . .

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Temps de lecture : 2 minutes

Par Bertrand Verfaillie