A croire que Martine Aubry et son équipe se plaisent dans leur corset de fer... A croire qu'ils ne voient plus les grilles et les échafaudages qui encadrent la porte de l'Hôtel de ville de Lille depuis une quinzaine d'années, pour protéger le personnel, les visiteurs et les élus de toute chute des briques des façades... En janvier 2015, l'assureur Axa a accordé à la Ville une indemnité transactionnelle de 4,345 millions d’euros, afin de réparer les façades fissurées, suite à des malfaçons, de l'extension de la mairie. Cinq ans plus tard, aucune entreprise n'a été désignée pour effectuer les travaux. A croire que rien ne presse, ni ne menace.
Attention, chute de bouts de briques
Et pourtant... En octobre 2005, un premier architecte contrôlait l'état des murs, érigés douze ans plus tôt, et alertait la Ville sur « la forte probabilité de chute » des parements de brique. A l'époque, le directeur des services municipaux a pris officiellement acte de ce risque. Il a fait installer des échafaudages, dont la fonction n'est pas d'étayer les murs mais de permettre au public de circuler à l'abri.

En janvier 2013, au terme d'une étude approfondie que Mediacités s'est procurée, un autre expert mandaté par le tribunal de Lille affirmait que les désordres étaient « généralisés », tant sur le fronton de la maison communale que sur les immeubles adjacents. Les règles de l'art, disait-il, n'ont pas été respectées par les entreprises chargées des travaux (aujourd'hui disparues). Les briques enveloppant les bâtiments n'ont pas été correctement fixées, voire pas fixées du tout, à la structure . . .

Plus que jamais, votre ville a besoin d'un média indépendant.

Abonnez-vous dès 5€ par mois