Agriculture bio dans les Hauts-de-France : un retard qui interroge

Les Hauts-de-France figurent parmi les régions françaises les moins performantes en matière d’agriculture biologique. Si des efforts sont réalisés pour accompagner les exploitants, la conversion d’une agriculture conventionnelle au bio n’est pas si aisée. Explications.

TRACTEUR
Seules 5,2 % des exploitations des Hauts-de-France étaient en cours de conversion ou labellisées bio en 2020. Photo : freestock.org

Agriculteur à Villeneuve d’Ascq, Jean-François Deneuville a repris la ferme familiale en 2014. À ses débuts, il fait le choix de s’inscrire dans les pas de son père, en adoptant une agriculture conventionnelle et raisonnée sur une exploitation de 60 hectares. Mais il ne tarde pas à s'apercevoir que la question du bio est de plus en plus prégnante : « C’est un sujet qui revenait régulièrement dans les discussions, surtout avec mes amis qui sont en dehors du monde agricole. Ils me racontaient que le bio s'installait dans leur alimentation, et m’ont demandé plusieurs fois si j’envisageais de m’y mettre. Ça m’a fait vraiment réaliser que les choses bougeaient autour de moi. Tout ceci a alimenté mon cheminement intérieur, jusqu’à me décider à franchir le pas », se souvient-il. En 2020, le voilà qui se lance dans le processus de conversion de son exploitation en bio.

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. Aujourd’hui, plus de 5 300 abonnés soutiennent notre travail. Mais ce n’est pas suffisant : nous recherchons 2 000 abonnés d’ici la fin 2022 pour continuer à enquêter. En vous abonnant aujourd’hui, dès 3 euros par mois, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment

Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 8 minutes

Par Simon Henry