Pollution : ces poussières que Lafarge ne veut pas reconnaître

Contre les évidences – et les résultats d’une étude indépendante – le cimentier conteste être à l’origine des poussières qui recouvrent les environs de son usine implantée dans la vallée de l’Azergues. Sur place, la grogne monte.

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Implantée depuis 1962, la cimenterie Lafarge de la vallée de l’Azergues emploie près de 80 personnes. photo : D.Liens

Il neige sur la vallée de l’Azergues. Depuis l’été 2016, dans ce décor champêtre à une vingtaine de kilomètres de Lyon, un manteau blanchâtre recouvre par intermittence les toits, les voitures, la végétation, et irrite particulièrement les habitants des environs. Pour eux, l’origine de cet « enneigement » ne fait pas l’ombre d’un doute : en contrebas du bourg de Belmont-d’Azergues, une fumée blanche émane de la grande cheminée de la cimenterie Lafarge.

Implantée là depuis 1962, Lafarge de Val d’Azergues fait partie du paysage. Le site se partage entre une carrière et une usine dédiée à la production de ciment. Il emploie près de 80 salariés et sa production annuelle s’élève à environ 400 000 tonnes, dans la moyenne des sites du groupe. A Belmont, Lozanne ou Châtillon-d’Azergues, les communes alentour, bon nombre de familles compte un membre ou un voisin qui travaille chez Lafarge. D’ailleurs, dans ces villages, une partie des logements ont initialement été construits pour les employés de l’usine. A Belmont, l’arrivée du cimentier dans les années 1960 avait tout bonnement doublé les effectifs de la bourgade. Et jusqu’à peu, personne ne se plaignait du site industriel. Mais les choses ont chang . . .

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Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 7 minutes

Par Guillaume Bouvy / photos : Donatelle Liens