Quel pot de départ ! Le 21 juin dernier, Hubert Meunier, directeur de l’hôpital psychiatrique lyonnais du Vinatier, prend sa retraite. Pour « fêter » cela, plus de 80 manifestants s’invitent au conseil de surveillance de l’établissement. En cause ? Les suppressions de postes et les réorganisations de services. Voilà des mois que le Vinatier – l’un des plus importants hôpitaux psychiatriques de France  – vit au rythme des contestations.

Le 29 mai, ses personnels étaient à la pointe du mouvement de protestation des salariés de la psychiatrie de Rhône-Alpes, réunis à Lyon devant l'Agence régionale de santé (ARS). Preuve d’une situation particulièrement critique, les médecins psychiatres, d’ordinaire moins enclins à manifester, avaient répondu présents aux côtés des aides-soignants et des infirmiers. Autre « journée de lutte », le 12 avril, pour s’opposer « aux suppressions de postes et aux fermetures de lits, de foyers et d’unités ». Ce jour-là, le conseil de surveillance de l’hôpital fut particulièrement houleux (lire notre encadré « En coulisses »). Les personnels ont occupé la salle « jusqu’à ce que le président [l’élu lyonnais Michel Le Faou] prenne l’engagement qu’il n’y aurait aucun vote pour donner les pleins pouvoirs au directeur », raconte Marc Auray, ancien secrétaire général de la CGT Vinatier. Une pétition de 8 000 signatures, à l’initiative des familles des patients, contre les restructurations de la pédopsychiatrie, était alors adressée au conseil de surveillance, ainsi qu'une lettre des dix maires du val de Saône, concernés par la fermeture de structures de proximité. « Le directeur nous a menacés d’appeler la préfecture si on ne quittait pas les lieux, poursuit le syndicaliste. C’est sa manière de gérer le conflit… Il aurait été prêt à nous envoyer la police ».

En février dernier, ce sont les médecins qui prenaient la plume : 166 des 200 docteurs du Vinatier signaient une lettre ouverte cinglante. « Nous exprimons notre très grande inquiétude sur l'avenir des missions de la psychiatrie publique, nos craintes à pouvoir maintenir des soins de qualité et de proximité (…), et à prendre en charge les populations les plus démunies », écrivaient-ils. 78 de leurs confrères de Saint-Jean-de-Dieu, hôpital psychiatrique implanté dans le 8e arrondissement de Lyon, leur exprimaient publiquement leur soutien quelques semaines plus tard.

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Mais qu’est-ce qui cloche au Vinatier ? « Sous couvert d'une juste répartition des moyens et d'équité entre les hôpitaux, nous observons une baisse importante des budgets des établissements considérés comme surdotés, dont ferait partie le Vinatier, pointe Guillaume Cézanne-Bert, pédopsychiatre à l'hôpital et signataire de la lettre ouverte. On nous demande de développer la prise en charge en ambulatoire [hospitalisation à la journée], mais c'est déjà le cas pour 90 % de nos patients  ! On nous demande de modifier nos pratiques et de privilégier les prises en charge de courte durée, inadaptées à la complexité des troubles psychiques. On ne propose pas le même soin à un bébé et à ses parents, à un adolescent ou à un patient âgé ! » Son confrère Stéphane Henriette, psychiatre au Vinatier, renchérit : « Au-delà des moyens, nous posons la question des pratiques : quelle qualité de soins voulons-nous pour la psychiatrie publique dans la région ? »

Si la tension est aujourd’hui à son comble, c’est en raison d’un nouveau plan d’économies de 3,5 millions d'euros prévu cette année, soit environ 2% du budget de l'établissement. Une logique comptable implacable qui conduit à une recherche d’économies tous azimuts. « Nous faisons des économies depuis que je suis arrivé en 2010, ce qui nous a permis de préserver l'équilibre », justifiait il y a quelques semaines Hubert Meunier, le directeur fraîchement retraité.

Ce n’est pourtant pas la première fois que le Vinatier traverse une période de crise. En 2012 puis en 2015, des soignants tiraient déjà la sonnette d'alarme. A l'époque, l'agression d'un soignant par un adolescent hospitalisé et le suicide d'un infirmier attisent la colère. Une grève s’ensuit pour des postes supplémentaires et le retour des « boutons d'appel d'urgence » supprimés quelques mois plus tôt. Et depuis ? Rien ne semble avoir changé. En lieu et place de ces dispositifs d'appel d'urgence, par exemple, les soignants utilisent des téléphones ou des talkies-walkies à l’efficacité aléatoire. « Les boutons d’appel d’urgence ont été retirés suite à un défaut technique, défend Hubert Meunier. Nous sommes toujours en litige avec le fournisseur. » Mais au-delà de ce « bouton d'urgence », c’est bien tout un établissement qui dysfonctionne globalement.

Inventaire en sept points :

1 - La propreté des locaux en question

Si on en croit les nombreux témoignages de soignants et de patients recueillis au cours de notre enquête, la situation sanitaire laisse à désirer. « Le ménage n'était pas fait, c'était dégueulasse, confie sans détours une patiente hospitalisée cette année. Ils laissaient traîner le vomi et les crachats des patients. L'agent de ménage notait la propreté des chambres sur une échelle de 1 à 20. S'il considérait la chambre propre, il passait à la suivante. En quinze jours, ils n'ont nettoyé la mienne qu'une seule fois. Quant aux salons télé, ils n'ont jamais été nettoyés durant mon séjour. Des patients vomissaient dans les poubelles. Je n'y allais pas tellement c'était infect. » Des propos excessifs ? C’est à voir… Les personnels eux-mêmes dénoncent régulièrement de mauvaises conditions d'hygiène. « Certaines chambres ne sont pas nettoyées pendant un ou deux jours », déplore Mathieu Berquand-Merle, infirmier et secrétaire général CGT du Vinatier.  Comment pourrait-il en être autrement quand deux agents de nettoyage doivent s'occuper d’une unité de 25 lits ? « Pour les unités Bonnafé et Lasègue, on est passé de huit ASH [agents des services hospitaliers, chargés du nettoyage] à cinq. Dans le pôle Est, c'est pareil pour Avicennes et Erasme, qui ne comptent plus que cinq ASH pour nettoyer les deux unités », souligne Géraldine Museo, infirmière et secrétaire générale FO. Les syndicalistes dénoncent aussi la présence de moisissures dans les bâtiments des pôles Est, Ouest et Centre. Pour des constructions quasi-neuves qui ont coûté 110 millions d'euros, le constat est amer…

Le directeur des soins du Vinatier, Vincent Bérichel, conteste ces critiques. « Au Vinatier, nous disposons d’environ 250 ASH au total, ce qui est extrêmement important, assure-t-il. Nous avons décidé de ne pas sous-traiter le nettoyage comme le font d'autres hôpitaux et deux cadres de santé hygiénistes effectuent des contrôles. L'hôpital n'est pas sale. » Si les ASH font de leur mieux, Mediacités a pu consulter des documents attestant bien de la présence de taches noirâtres de moisissures dans le bâtiment Persoz, un des bâtiments neufs.

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2 - Une distribution des médicaments erratique

Dans l'unité Lasègue, la délivrance des médicaments ne se fait pas dans les chambres. Ce qui pose de sérieux problèmes. « C'était folklorique, témoigne une patiente. J'ai vu des gens s'agglutiner devant deux portes. Un infirmier donnait les médicaments dans la salle de soins, un autre dans la salle des médicaments. Parfois, les patients s'asseyaient par terre, dans le couloir, car l’attente pouvait aller jusqu’à une demi-heure. Ensuite, on se rendait au réfectoire pour un repas expéditif ». Ce récit surprenant est confirmé par Mathieu Berquand-Merle de la CGT, mais aussi par… le directeur des soins ! Celui-ci s’empresse néanmoins de préciser que la distribution est désormais plus fiable. « L'habitude était de distribuer les médicaments au moment du repas, dans la salle à manger afin de gagner du temps, explique Vincent Bérichel. Mais il y avait de nombreuses erreurs médicamenteuses (sic). Depuis cinq ans, nous avons donc adopté un système unique de distribution avec deux chariots en chambre dans toutes les unités modernes, c'est-à-dire celles qui ont été reconstruites grâce au plan Hôpital 2012. Ceci permet aux soignants d'avoir le temps d'effectuer la vérification du traitement, de l'expliquer au malade, de vérifier la prise et de tracer immédiatement la délivrance sur une tablette. En revanche, c’est vrai, les vieilles unités, qui sont en cours de réfection, fonctionnent encore à l’ancienne. »

3 - Le « scandale » de la blanchisserie

Depuis deux ans, le Vinatier recourt à une blanchisserie industrielle extérieure à l’établissement. Son fonctionnement focalise les critiques. « Le dimanche, quand il n'y a plus assez de couches, les soignants en fabriquent avec les draps !, dénonce Marc Auray, ancien secrétaire général de la CGT. Les patients sont même lavés avec des chaussettes, faute de gants de toilette propres. La blanchisserie, c'est un scandale ! » Vincent Bérichel reconnaît et déplore ces dysfonctionnements. « Avant, la blanchisserie interne rendait un vrai service mais elle n'était plus rentable. Le coût de la tonne de linge traité atteignait le triple du coût moyen pour les autres hôpitaux. Nous nous sommes donc associés avec les Hospices civils de Lyon. Mais le calage est un peu long... Nous sommes en train de résoudre les problèmes de distribution avec un système de puces sur le linge, pour comptabiliser tout ce qui part et tout ce qui revient. » Utile quand on sait que les sous-vêtements des patients ont tendance à se perdre dans le circuit...

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4 - Un sous-effectif chronique 

Les réductions de personnel – encore 49,5 suppressions de postes en 2017 – influent directement sur la prise en charge des patients. « Je n'ai vu la psychiatre qu'une fois en quinze jours, raconte une personne hospitalisée il y a quelques semaines. Elle était très bien, mais elle n'avait pas le temps. » Une autre patiente, au Vinatier depuis près d’un an, pointe un défaut de coordination entre les soignants : « Entre les internes qui changent tous les six mois, les infirmiers qui ne transmettent pas toujours les messages et les médecins qui changent de service, difficile d'assurer la continuité des soins ».

Le directeur des soins assure néanmoins que les économies ne portent pas uniquement sur les effectifs : « Notre budget 2016 s’élevait à 190 millions d'euros. En 2017, les 3,5 millions d'euros d'économies demandées correspondraient à 80 postes si on ne s’en tient qu'aux ressources humaines. Mais avec la diminution des dépenses de chauffage, par exemple, et l’amélioration de l’organisation du travail, nous ne supprimerons que 49,5 postes cette année ». Les suppressions concernent les infirmiers, aides-soignants et ASH. Autres astuces pour atténuer (un peu) l’effet de la baisse du budget sur l’emploi : la réduction du temps de relève, pendant lequel les professionnels se transmettent les consignes, qui passe parfois de deux heures à 30 minutes.

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 5 - Les urgences ? Un concentré des dysfonctionnements

Le service des Urgences psychiatriques Rhône Métropole (UPRM) cristallise les tensions. Et pour cause ! Depuis son ouverture, en novembre 2015, il fonctionne en sous-effectif. En 2015, la « lutte des urgences », emmenée par l’ancien médecin chef Natalie Giloux avait connu un grand retentissement médiatique. Mais rien n’a fondamentalement changé depuis. Cela aurait même tendance à empirer : le service compte sept médecins (dont trois internes), soit un de moins qu’en 2015. S’ajoutent 28 agents dont 25 soignants. Et deux postes de psychiatres sont en attente de recrutement depuis l'ouverture de l'UPRM. Or les besoins ne cessent de croître : 6 387 patients ont été accueillis aux urgences en 2016 contre 5 342 en 2015 (soit une hausse de 19,56%). « Le service se dégrade malgré tous nos efforts », reconnaît Rim Habibi-Ben Ghanem, chef du service médical d'accueil des urgences psychiatriques.

L'UPRM est un service à vocation départementale, qui accueille les patients avec des troubles psychiatriques aigus. Pour combler les carences, la direction a fait appel en 2016 à 5 261 heures d'intérim (soit 752 jours de mission). Les urgences recourent aussi aux médecins d’autres services sur la base du volontariat. Rien de très satisfaisant car les remplaçants manquent d’expérience et de connaissance du service. Vincent Bérichel compte beaucoup sur le recrutement d’internes en fin d’études pour compenser les sous-effectifs.

Aux urgences, priorité est donnée à la diminution de la durée moyenne de séjour. Le but : gagner en rentabilité. Les patients sont censés y séjourner 24 heures maximum. Un délai souvent allègrement dépassé, faute de lits disponibles dans les autres services. « Nous recevons des injonctions pour vider les lits. Les patients qui sont le moins mal doivent partir, même s'ils ne sont pas stabilisés », déplore Mathieu Berquand-Merle. Un propos confirmé par Philippe Navarro, responsable santé FO au Vinatier et complété par un agent de garde sous le couvert de l’anonymat : « Lorsque des patients ne veulent pas quitter les urgences, il arrive qu’on prenne leurs bagages - voire un sac poubelle, avec leurs effets personnels - et qu’on les pose au portail de l'établissement. Et s'ils s'avisent de revenir, on appelle les flics ». L’ex-directeur Hubert Meunier s’inscrit en faux. « Depuis l'été 2016, nous n'avons plus d'engorgement. Nous avons connu une grosse affluence en janvier dernier mais l'hôpital a tenu », assure-t-il.

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6 - Des conditions de travail qui font polémique

Les soignants sont unanimes : les conditions de travail se sont dégradées. Faux, réplique la direction. « Il y a moins d'accidents et moins d'accidents graves, mais le sentiment est inverse chez les professionnels, juge Hubert Meunier. Leur discours est déconnecté de la réalité… à moins qu’il serve d'alibi pour ne pas se bouger. » Qui croire ? En 2016, la direction a comptabilisé 315 accidents du travail, dont 192 liés à la contention (le fait d'attacher un malade délirant) ou à l'agression de malades. 76 d’entre eux ont donné lieu à un arrêt de travail. En 2015, 339 accidents de travail avaient été recensés dont 250 dus à la violence de certains patients. « Les arrêts de travail baissent légèrement, commente Vincent Bérichel. Les agressions, elles, ne sont pas plus nombreuses mais probablement plus violentes. »

A l'Agence régionale de santé (ARS), on ne souhaite pas interférer dans la vie de l’établissement. On se borne à préciser que les patients ou leurs familles formulent « très peu de réclamations ». Le Vinatier en a reçu 157 en 2016. Quatre de moins qu’en 2015 mais beaucoup plus qu’en 2014 (126) ou qu’en 2013 (102). « Il s’agit le plus souvent de plaintes pour pertes ou vols d'objets », précise Vincent Bérichel. Michel Le Faou, président du conseil de surveillance de l’hôpital relativise aussi les tensions : « Elles sont liées au contexte général, plus exacerbé au Vinatier car c’est une très grosse structure. La psychiatrie, c'est un peu le miroir de ce qui ne fonctionne pas bien dans la société ». CQFD.

7 - Un directeur décrié 

Il vient de partir à la retraite et beaucoup ont poussé un « ouf » de soulagement. C’est peu dire qu’Hubert Meunier était un personnage clivant. « Un adjudant en habit de général qui doit mener une grosse barque et ne sait pas faire ! » ose Natalie Giloux, ancienne médecin chef des urgences, qui s’est violemment confronté à lui en 2015. L’homme était jugé « autoritaire » voire « tyrannique » par de nombreux soignants. A tel point qu’il a hérité du surnom peu flatteur de « Poutine ». « Le Vinatier, c’est un paquebot dur à manœuvrer, nous indiquait le directeur lors d’un entretien en mars dernier. Mais il n’est pas à la dérive. Certes, il y a des objectifs financiers à respecter. Mais ce n’est pas comme cela qu’on doit le diriger. » C’est pourtant ce modèle où les chiffres sont rois qui est le plus souvent reproché à Hubert Meunier. On nous appelle les « producteurs de soins », déplore Natalie Giloux.

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Dès son arrivée au Vinatier en 2010, Hubert Meunier a imposé sa patte. « Depuis cette date, le budget a augmenté de 25 %, souligne-t-il. Nous avons reconstruit 350 lits et nous sommes en train d'en finir 200 autres. Certains sont dans le « avant c'était mieux ». Mais si c'était le cas, nous en serions toujours à l'asile du XIXe siècle. Des organisations syndicales disent qu'il faut ré-ouvrir des lits ? Mais qui rêve de passer sa vie à l'hôpital ? » Les chiffres du directeur sont en totale contradiction avec ceux des syndicats. FO note qu'en «  2012, il y avait 705 lits en psychiatrie adulte, en 2016, il n'y en a plus que 681. Et depuis janvier 2017, 10 lits de foyer ont été fermés au pôle Est et 10 lits de foyer au pôle Centre », détaille Géraldine Museo. « Il faut aussi faire attention à quels lits on fait référence, met-elle en garde. De nouveaux services ont été ouverts, comme l'Unité hospitalière spécialement aménagées (« l'hôpital-prison ») et l'Unité pour malades difficiles (UMD) qui n'existaient pas avant. Et en novembre 2015, l'ouverture de l'UPRM [les urgences] s'est également accompagnée de créations de lits avec des unités d'accueil de courte ou très courte durée. Mais depuis l'arrivée de Monsieur Meunier en 2010, nous estimons à 200 le nombre de lit perdus [à périmètre constant] », note-t-elle.

Le cas Hubert Meunier serait aussi en partie responsable du manque de médecins auquel doit faire face le Vinatier. Lors de la crise des urgences, en 2015, six d’entre eux ont quitté le navire à la suite de Natalie Giloux. Depuis, les difficultés de recrutement perdurent. « Certains nous ont clairement dit qu’ils ne viendraient travailler ici qu’après le départ d’Hubert Meunier », assure le syndicaliste Mathieu Berquand-Merle. Le directeur des soins Vincent Bérichel prend la défense de son ancien chef avec fougue : « Monsieur Meunier, c'est un grand hospitalier. Pour lui, l'hôpital ce sont des humains au service des humains. On trouvera moins cet esprit-là à l'avenir, car on nous demande de plus en plus d'aller vers des logiques d'entreprise ». Le nouveau directeur doit être nommé par la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, d'ici au mois de septembre. Une page se tourne à l’hôpital du Vinatier. Reste à savoir s’il retrouvera pour autant la sérénité…

En coulisses

Le 12 avril dernier, notre photographe et illustratrice Donatelle Liens se rend dans le cadre de cette enquête au Vinatier. 130 agents en colère se sont rassemblés pour protester à l’occasion du conseil de surveillance de l’hôpital. Un psychologue invite notre journaliste à suivre les manifestants, mais la presse n’est pas la bienvenue. Hubert Meunier fond sur notre collaboratrice, lui réclame une accréditation et la menace de représailles si les photos prises lors de la réunion sont publiées. Ambiance.

Contacté par Mediacités, le directeur de l'Agence régionale de santé n’a pas voulu répondre à nos questions, faisant valoir son devoir de réserve en période électorale. Hubert Meunier a également décliné notre demande d’entretien. Les propos qui sont reproduits dans notre article sont tirés d’une rencontre, le 6 mars dernier, menée dans le cadre d’une enquête pour un titre de la presse médicale. Il en va de même pour les citations du docteur Rim Habibi-Ben Ghanem. L'union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM) n'a pas non plus souhaité répondre à nos questions.