Au menu de la cantine ce midi-là : carottes râpées d’origine locale, coquillettes bio, rôti, compote de pomme… mais aussi quelques traces de phtalates, de bisphénol S et de dioxyde de titane. Tous les jours, les 29 100 écoliers demi-pensionnaires de Lyon ingurgitent un cocktail de perturbateurs endocriniens. Pour une question de « sécurité sanitaire » (un comble !), de réduction des coûts et de préparation standardisée des plats, la majorité des aliments qui se retrouvent dans les assiettes de nos têtes blondes scolarisées dans les établissements de maternelle et de primaire de la ville sont, pour quelques semaines encore [lire plus bas], emballés dans des contenants en polypropylène. Or non seulement ces barquettes génèrent d’énormes quantités de déchets, mais lorsqu’elles sont chauffées, certaines substances potentiellement toxiques migrent dans l’eau et dans la nourriture. Bon appétit !            . . .

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