Contre toute attente, le Rassemblement national (RN) ne devrait pas présenter de liste aux municipales du Puy‐en‐Velay, fief historique du chef de file des député·es Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez, qui a dirigé la ville de 2008 à 2016. Une stratégie de retrait qui interroge alors que le parti d’extrême droite a le vent en poupe dans cette commune de 18 500 habitant·es. D’autant qu’elle profite au maire sortant, Michel Chapuis, candidat à sa réélection aux côtés du jeune fils de son mentor, Baptiste Wauquiez.
Au premier tour des législatives de 2024, il avait suffi à la formation d’extrême droite de parachuter un parfait inconnu, le fonctionnaire européen Alexandre Heuzey, pour engranger 34,18 % des suffrages exprimés dans la première circonscription de la Haute‐Loire, face à Laurent Wauquiez (36,80 %). Bénéficiant du désistement de la liste d’union de la gauche, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait fini par l’emporter au second tour avec 61,61 % des suffrages exprimés.
Qualifiant la décision du RN de « surprise dans sa montée en puissance ces dernières années », le journal local L’Éveil de la Haute‐Loire explique ce choix par un manque de relais locaux, mais aussi par la volonté du parti d’éviter au maximum les candidat·es au profil douteux. « Le timing était le bon pour tenter quelque chose au Puy, sur les terres de Wauquiez, mais encore fallait‐il un