Le 1er mai. Pour les uns, le jour de la fête du travail où l’on offre du muguet et l’on défile clochettes blanches à la boutonnière. Pour d’autres la fin d’une période ayant véritablement rimé avec travail. Tout particulièrement autour de Nantes, où sont produits 85 % du muguet français. 60 millions de brins qu’il faut cueillir, conditionner et envoyer dans toute la France avant qu’ils ne jaunissent et ne se fanent. 60 millions de brins dont la cueillette nécessite 7 000 paires de bras de saisonniers, difficiles à recruter et parmi lesquels on retrouve de plus en plus de migrants roumains, souvent d’origine rom, habitant les nombreux bidonvilles de l’agglomération nantaise.                      

> (Re)lire aussi notre précédente enquête : La Loire‐Atlantique, triste “championne” de France des bidonvilles

Brins de muguet par milliers
« Faute d’autres travailleurs disponibles, nous employons beaucoup de main‑d’œuvre étrangère, particulièrement roumaine. Peu importe d’où ils viennent dès l’instant qu’ils font bien leur travail », confie au téléphone Jean‐Pierre Marchais, 66 ans …

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