Ça lui fait « encore bizarre ». Lui, le monsieur Vélo de l’agglomération de Lyon, ne s’habitue pas à voir son nom figurer parmi les candidats à la prochaine élection métropolitaine. Fabien Bagnon, 44 ans, sera la tête de liste EELV dans la circonscription Lyon centre (1er, 2e et 4e arrondissements). Après dix ans de militantisme passés à défendre les cyclistes et à asticoter les élus locaux dans le collectif Valve, puis l’association La Ville à Vélo, l’engagement politique lui tendait les bras. D’autant que les assos “pro-vélos” ont le vent dans le dos. Les thèmes écologistes - dont le développement des mobilités douces - n’ont jamais été aussi présents dans les débats. « Je suis un lobbyiste citoyen et je l’assume », détaille Fabien Bagnon, qui assure avoir été sollicité par des responsables politiques dès décembre 2018 dans l’optique du scrutin de 2020.

« Depuis les Marches pour le climat il y a un an, on sent qu’on est passé dans une autre dimension », admet cet ingénieur de formation, par ailleurs délégué syndical CFDT, installé sur le banc d’un square de Lyon. Le vélo ? Un « super outil », pour celui qui se définit d’abord comme militant écologiste, « mais je sentais que nous n’étions plus dans une approche globale. On prenait un peu le sujet par le petit bout de la lorgnette ». C’est donc au nom de « l’urgence environnementale » que Fabien Bagnon rejoint EELV. Un prolongement naturel. « C’est confortable d’être du côté des associations : on garde une grosse indépendance, les médias nous tendent le micro. Mais l’action passe aussi par le jeu démocratique et politique », estime-t-il, tout en assurant qu’il ne prendra pas sa carte au sein du parti écologiste.

Le vélo, vitrine écologiste des candidats

A Lyon, d’autres militants pro-vélo ont suivi le même chemin. Comme Florence Delaunay, ancienne présidente de La Ville à vélo, qui portera elle aussi les couleurs d’EELV dans le très chic 6e arrondissement. Dans d’autres villes, les sirènes de la politique font également entendre leur chant, avec plus ou moins de bonheur. A Toulouse, trois membres du conseil d’administration de l’association 2pieds2roues ont été sollicités par le collectif Archipel Citoyen (EELV, LFI, ex-PS). « Tous ont décliné », précise Florian Jutisz, le vice-président. A Nantes, la frontière entre monde associatif et engagement politique s’est aussi troublée avec la création d’un Parti pour un Nantes cyclable (Punc), qui n’exclut pas de présenter des listes aux prochaines élections, si les programmes des candidats lui semblent insuffisants.

Le lobby du vélo serait-il pris d’une passion électorale soudaine ? En réalité, les associations de promotion du vélo – on en compte en général une ou deux par agglomération – se sont surtout beaucoup professionnalisées ces dernières années pour gagner en influence. Longtemps cantonnées à un cercle restreint d’inconditionnels de la petite reine, leurs idées ont fini par irriguer tout le paysage politique. Et comme, à quelques mois des municipales, l’heure est au verdissement général...

« C’est fini l’époque du militant à poil sur son vélo »

Particulièrement visible, facile à expliquer, la politique vélo est devenue une vitrine incontournable. Même les plus indécrottables partisans de l’automobile en ville s’y rallient. « Aux prochaines élections, on va morfler », lâche Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes. « Il y a un vent écologiste qui pousse très fort. On va prendre des coups », anticipe déjà celui qui estime incarner « le diable » pour les militants pro-vélo.

 « Les politiques se font la course sur ce sujet. De moins en moins d’élus peuvent dire publiquement que le vélo ne les intéresse pas », confirme Louis Belenfant, coordinateur du collectif Vélo Île-de-France, qui évoque une « bataille culturelle » sur le point d’être gagnée. « Aujourd’hui, la question est plus celle de la vitesse du développement du vélo.  On est dans une phase de massification. Même Marseille ou Neuilly s’y mettent ! », s’enthousiasme le trentenaire.                            

dessin velo 2« Les associations interpellent les candidats, qui se déplacent pour leur répondre. Il y a dix ans ils auraient pouffé et les auraient ignorés », décrit Pierre Hémon, conseiller de la Métropole de Lyon délégué aux mobilités actives. Même constat dans le Nord ou le Pas-de-Calais. « Aux municipales de 2014, j’avais écrit à tous les candidats des villes de plus de 20 000 habitants de la région. Nous avions eu très peu de réponses. Cette année, ce sont les candidats qui viennent d’eux-mêmes nous voir », détaille Yannick Paillard, le président de l’association Droit au vélo (Adav), basée à Lille.

De fait, la thématique donne déjà lieu à des surenchères de la part des prétendants aux municipales. Comme à Nantes, où même la candidate Les Républicains Laurence Garnier promet une « révolution », dans une ville réputée “vélo friendly” mais où le pédalier s’est grippé ces dernières années (lire notre enquête ici). Alors que plusieurs communes comme Toulouse ont déjà lancé des réseaux express vélo (REV), sur le modèle de Montréal, bon nombre de candidats entendent pousser le concept plus loin, en développant des kilomètres de pistes cyclables en sites propres, séparés du flux de voitures.

Signe que la petite musique des associations pro-vélo est entrée dans la tête des élus de tous bords, certaines expérimentations dans des villes classées à droite ont été pérennisées ces dernières années, comme la décision de réserver le Pont de pierre aux modes doux à Bordeaux, actée par Alain Juppé depuis 2018.

Les politiques cyclables à la loupe

Depuis deux ans, Mediacités scrute les politiques vélo des agglomérations de Lille, Lyon, Nantes et Toulouse. Des enquêtes à retrouver ici : 

Nantes, ce qui grippe dans le pédalier (février 2018)
Lyon en queue de peloton (septembre 2017)
Toulouse veut changer de braquet (avril 2018)
Comment la métropole lilloise veut se remettre en selle (mars 2017)

Une stratégie bien planifiée

Facilités par la prise de conscience environnementale, ces résultats sont aussi l’aboutissement d’un long travail de structuration des associations pro-vélo dans les métropoles. « C’est fini l’époque du militant à poil sur son vélo », s’amuse Louis Belenfant. Le militantisme de la bicyclette n’est plus l’affaire de quelques barbus prêchant une mobilité douce face aux embouteillages. Il est devenu une affaire de professionnels sachant manier les chiffres et les arguments face aux élus.

Le rendez-vous des municipales a été largement anticipé par les promoteurs du vélo. La multitude d’associations locales est regroupée en partie au sein de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). La plupart des structures ont listé des propositions clefs en main destinées à nourrir les programmes des candidats. « Notre stratégie a été préparée dès janvier 2019 », témoigne Yannick Paillard. Pendant plusieurs mois, l’Adav a organisé des réunions locales avec ses adhérents pour synthétiser des propositions dans 25 communes du Nord et du Pas-de-Calais, envoyées aux candidats. « On leur propose de faire en quelque sorte un copier-coller pour l’intégrer à leurs programmes. On n’a rien inventé, c’est ce que font les lobbyistes à l’Assemblée nationale », précise-t-il.

La FUB a sorti les grands moyens pour peser sur le scrutin. L’opération « Tous à vélo », organisée le 10 novembre dernier, a permis de mobiliser les troupes lors de manifestations planifiées dans les centres-villes. Surtout, la fédération a organisé une grande collecte d’informations pour constituer son « baromètre des villes cyclables 2019 ». Un sondage massif - la FUB revendique plus de 184 000 réponses de la part d’usagers - dont les résultats seront rendus publics début février... moins de deux mois avant les élections. De quoi mettre un dernier coup de pression aux derniers récalcitrants.

Rouler en peloton

Dans cette bataille, la taille des troupes et leurs capacités à se mobiliser massivement les 15 et 22 mars prochains sera déterminant. « Le vélo, combien de divisions ? », pourraient opposer certains élus, soucieux de ne pas sur-représenter les cyclistes par rapport à d’autres composantes du corps électoral (au hasard : les automobilistes). « Nous avons 2 300 adhérents et six salariés, objecte l’Adav, les candidats ne peuvent plus nous ignorer. » Partout, on compte les coureurs dans les pelotons. A Toulouse, 2pieds2roues revendique 1 600 membres pour appuyer son programme en dix points pour les municipales. A Nantes, Place au vélo peut compter sur 1 300 adhérents.

Une visibilité cruciale pour ces associations, comme l’a démontré l’exemple de Montpellier. A l’automne 2018, le maire Philippe Saurel, interrogé par la presse sur le manque de pistes cyclables, lâche une phrase malheureuse : « Faire une infrastructure pour qu’elle soit utilisée par deux personnes, c’est peut-être pas l’idéal. » La sortie provoque la colère des usagers. L’hashtag #JeSuisUnDesDeux se répand sur les réseaux sociaux. Trois semaines plus tard, près de 1 500 cyclistes manifestent sur le parvis de la mairie. Le sujet fait irruption dans le débat public héraultais et l’association Vélocité, qui porte l’événement, passe d’une centaine de membres à 700 en quelques mois. La mobilisation est souvent citée en exemple par d’autres villes.

Pour faire bouger les collectivités locales, les associations ont aussi développé des applications pour recenser les dysfonctionnements. Développée à Montpellier, l’application Vigilo est aujourd’hui utilisée dans une quinzaine de villes. Tracé mal conçu, voiture garée sur une piste cyclable, incivilités, vols de deux-roues… l’outil permet de faire remonter en temps réel les griefs des cyclistes. A Nantes, il a été adoptée par Place au vélo à la rentrée 2019. « On a reçu 3 500 signalements en deux mois. Ça nous permet de créer une carte des “points chauds” et d’alerter les élus », détaille Annie-Claude Thiollat, la présidente de l’association et vice-présidente de la FUB.

dessin velo 1Des experts vélo sous-traitants des collectivités

Via ces bases de données et au fil des rencontres avec les élus, les associations ont peu à peu accumulé une expertise de haut niveau. A tel point qu’elles sont devenues des interlocuteurs clefs pour les collectivités et les professionnels de l’urbanisme. « Aujourd’hui il n’y a pas un projet d’aménagement cycliste de la Métropole de Lyon pour lequel on ne consulte pas les asso », estime Pierre Hémon.

« Nous sommes très sollicités par des bureaux d’études, qui manquent de compétence, tout comme les urbanistes, les architectes ou même les éducateurs », énumère Annie-Claude Thiollat. Et si les connaissances font encore défaut, les associations cherchent désormais à les produire elles-mêmes. Place au vélo devrait bientôt accueillir un doctorant cofinancé par les collectivités et l’Agence nationale de la recherche pour documenter en profondeur ses thématiques de prédilection. « Une première en France », se félicite la présidente.

« Aujourd’hui, nous avons une solide expertise d’usage », abonde Louis Belenfant pour qui les élus sensibles à la question du vélo « ne savent pas toujours quoi faire ». Pour éviter la boulette - la piste cyclable qui tourne à angle droit par exemple –, les élus préfèrent souvent prendre les devants. « Un cabinet d’études ou une collectivité aura une connaissance moins fine du territoire, rue par rue, qu’une association locale », assure le coordinateur du collectif Vélo IDF. « Notre expertise est complémentaire, nuance Yannick Paillard. Nous pouvons dessiner des plans, par exemple sur le projet de réseau express vélo dans la métropole de Lille. Mais ce seront des plans plutôt politiques, avec les grands axes, plus que des plans techniques applicables directement. »

L'expertise donne de plus en plus lieu à une rémunération. « Pendant longtemps on a travaillé gratuitement pour les collectivités. Aujourd’hui, les associations veulent valoriser ces compétences », décrit Fabien Bagnon. « Nous sommes parfois sous-traitants de structures qui répondent à des marchés publics, précise Annie-Claude Thiollat. Cet argent nous permet de continuer à travailler au développement du vélo. »

« Il y a un peu un double-jeu. On nous présente comme incontournables, mais on ne nous écoute pas toujours »

Une manne bienvenue, car le financement des associations reste fragile. Mais, indépendance oblige, accepter de l’argent d’une collectivité ne va pas de soi. En 2018, La Ville à vélo a ainsi renoncé à sa – maigre – subvention de 1 000 euros accordée par la ville de Lyon. L’association n’avait pas apprécié que des élus agitent cette subvention pour faire pression sur un dossier. A Nantes aussi, les cyclistes cherchent à se libérer de la dépendance à la collectivité. « Cette année nous allons passer sous la barre des 50% de subventions », pour un budget d’annuel d’environ 200 000 euros, fait savoir Place au vélo. Le solde étant apporté par les adhésions et les prestations de sensibilisation réalisées auprès d’écoles ou d’entreprises locales.

Reste que cette expertise n’est pas toujours exploitée à bon escient. Si collectivités et associations nourrissent de bonnes relations à Nantes où elles se réunissent tous les deux mois, le courant passe beaucoup moins bien à Toulouse. « Il y a un peu un double-jeu. On nous présente comme un partenaire incontournable, mais on ne nous écoute pas toujours », déplore Florian Jutisz. Alors que 2pieds2roues a créé sa propre application, « Vélobs », l’innovation est superbement ignorée par les services de l’agglomération. « Ils voient ça comme des ennuis en plus », estime le vice-président de l’association.

Résultat : « Nous avons une base de données très riche qui termine dans les poubelles de la métropole », regrette Florian Jutisz. Faux rétorquent les services de Toulouse Métropole , qui rencontrent l'association une fois par trimestre : « A ce jour, sur 1440 requêtes identifiées [via l'application], plus de 250 sont à la programmation pour une mise en œuvre à court, moyen ou long terme », fait savoir la collectivité, pour qui l'outil n'est pas abandonné, même si « des voies de progrès sont possibles ». 

Vélo ou voiture, le dilemme des candidats

Et même quand les associations sont écoutées, rien ne dit qu’elles auront gain de cause. « Ce sont des contre-pouvoirs qui peuvent infléchir certaines décisions. Mais ça reste limité », estime Fabien Bagnon, qui évoque la végétalisation de la rue Edouard-Herriot à Lyon, fortement critiquée par les cyclistes, car réalisée au détriment de la piste cyclable. « On a fait du bruit, mais pour l’instant c’est un échec, reconnaît-il. Ça interroge aussi sur le type de gouvernance au niveau local, c’est une des raisons de mon engagement. »

dessin velo 3Que pèse le lobby des associations face aux calculs politiques des élus ou des candidats ? De l’avis général, le principal frein au développement du vélo est le sentiment d’insécurité, la peur de l’accident. Pour le résoudre, la plupart des associations réclament une diminution de la place de la voiture en ville. « Mais diminuer les places de stationnement, réduire la vitesse autorisée, ça demande du courage politique. Beaucoup d’élus veulent faire du “en même temps”, aménager des pistes cyclables et construire des parkings, en nous disant de ne pas opposer les modes de déplacement. Mais bien sûr que si, ils sont en concurrence ! », résume Yannick Paillard.

« Tant qu’on ne rendra pas l’usage de la voiture compliqué, on n’y arrivera pas. Ça sera le grand défi de ces municipales : on va voir si les partis qui défendent encore la voiture vont basculer », complète la militante nantaise Annie-Claude Thiollat. Le poids des automobilistes reste considérable, comme à Lyon où Gérard Collomb défend toujours la réalisation de l’Anneau des Sciences, projet de périphérique à l'ouest de l'agglomération. « C’est dans notre ADN de nous opposer à la voiture. Mais ça n’est pas forcément vendeur électoralement », abonde le toulousain Florian Jutisz, qui admet que les associations sont parfois « trop en avance », comme lorsque 2pieds2roues propose de transformer la rocade de Toulouse en boulevard urbain. « On pousse fort, on comprend que les élus ne nous suivent pas sur tout, mais on y va par étape et on reste vigilants sur les effets d’annonce de certains. Le diable se cache dans les détails », anticipe-t-il.

« C'est une tentation populiste : on laisse de côté tous les habitants des périphéries »

Un vrai cauchemar pour les associations d’automobilistes. « Bien sûr qu’il faut des aménagements cyclistes. Mais il faut garder une liberté de choix. Plus on rendra l’usage de la voiture compliqué, plus on va restreindre les déplacements des gens qui n’ont pas d’autre choix que celui de la voiture, comme les familles avec enfants », met en garde Pierre Chasseray pour 40 Millions d’automobilistes, qui poursuit : « L’utopie d’une ville sans voiture est impossible. La vraie avancée écologiste viendra de l’évolution technologique des voitures. »

« Pour moi, ces associations ne sont pas “pro-vélo” mais anti-voiture », ajoute Pierre Chasseray. Selon lui les militants « utilisent le vélo comme un instrument dogmatique » au service d’un « modèle de décroissance extrémiste, manichéen ». A ses yeux, ces associations adopteraient une « posture nombriliste, tenue par des jeunes, ultra-urbains, sans famille », qui consisterait à « imposer au monde entier ce qui est en réalité bon pour eux ». Et d'alerter contre la « tentation populiste » des candidats aux prochaines élections. « C’est tentant de s’adresser aux 40% d’électeurs qui n’ont pas de voiture ou d’agiter la peur de la pollution de l’air, alors même qu’elle diminue, . Mais on laisse alors de côté tous les habitants des périphéries qui ne peuvent pas venir travailler sans leur voiture », regrette le délégué de 40 Millions d’automobilistes                           

Des cyclistes en quête d’alliés

De là à craindre un « vélo washing » massif lors des prochaines municipales ? « Oui certains élus ou candidats parlent du vélo par opportunisme. Mais s’ils mettent des choses en place derrière, tant mieux ! » nuance Yannick Paillard. Attention à l’effet de mode qui risque de masquer les vrais enjeux, prévient toutefois Annie-Claude Thiollat. « L’objectif national est de 12% de part modale d’ici 2030. A Nantes métropole, on est à 3%, soit environ 20 000 cyclistes qui ont été relativement faciles à convaincre. Il faut aller en chercher 80 000 supplémentaires, qui n’imaginent même pas être sur un vélo demain. Cela va nécessiter un effort bien plus conséquent. Il faut que les candidats aux municipales en soient conscients », anticipe-t-elle. « On s’adresse à ceux qui ne font pas encore de vélo. Nous ne sommes plus un mouvement de défense mais un mouvement de promotion. C’est un tournant idéologique qui a eu lieu dans les années 2000 », complète Louis Belenfant.                            

Pour élargir leur base, certaines associations se cherchent donc des alliés. A Nantes, les pro-vélo espèrent séduire les petits commerçants du centre-ville. « Les aménagements cyclistes, comme la piétonnisation, leur sont favorables, mais ça n’est pas toujours compris », estime Annie-Claude Thiollat. Son association a d’ailleurs organisé l’opération « Mes emplettes à bicyclette » pour les rallier à sa cause. Mais pas question de s’éparpiller, estime-t-elle : « L’essentiel est de tenir sur la durée. Nous sommes essentiellement bénévoles. Moi je fais trois débats par semaine. Nous devons éviter de nous essouffler avant le scrutin. » Tous les cyclistes le savent : pour aller au bout de la course, mieux vaut pédaler à son rythme.

Cet article concerne la promesse :
« Créer un Réseau Express Vélo (REV) de 450 kilomètres »
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Mathieu Périsse
Mathieu Périsse collabore avec Mediacités Lyon depuis juin 2017, convaincu de la nécessité d’une information locale indépendante et percutante. Lyonnais de naissance, il a d’abord travaillé pour la radio (Radio France, RTS), notamment lors de reportages longs-formats à l’étranger (Afghanistan, Biélorussie, Chypre, Burkina Faso…). Membre du collectif de journalistes We Report, il écrit régulièrement pour Mediapart, journal pour lequel il a enquêté pendant un an sur la pédophilie dans l’Eglise catholique (également en lien avec Cash Investigation).