Pour Gérard Hamel, l’histoire ressemble à un étrange bégaiement. Alors que le maire (Les Républicains) de Dreux, 75 ans, va tirer sa révérence le 28 juin après un quart de siècle aux commandes de la ville, une nouvelle ombre judiciaire plane au-dessus de sa tête. Le 5 juin 2020, l’association de lutte contre la corruption Anticor a déposé plainte contre lui auprès du procureur de la République de Chartres Rémi Coutin pour des faits « susceptibles d’être qualifiés de délit de prise illégale d’intérêt ainsi que du recel du produit de cette dernière infraction et de délit de favoritisme dans l’attribution de marchés publics par la ville de Dreux, la communauté d’agglomération du Pays de Dreux et l’OPH habitat Drouais ».       

« Encore ! », pourraient être tentés de dire les 30 000 habitants de la deuxième ville d’Eure-et-Loir. Car Gérard Hamel n’en est pas à sa première procédure. Dès 1995, lorsque cet ancien patron de PME du bâtiment conquiert la mairie, son élection fut invalidée par le Conseil d’Etat car son entreprise avait pour client la municipalité – il fut réélu en novembre 1996 avec 60 % des voix face à la candidate du Front national Marie-France Stirbois. Son long bail municipal fut . . .

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Jacques Trentesaux
Je suis tout à la fois le directeur de la rédaction et le président de Mediacités, que j’ai co-fondé avec plusieurs anciens collègues du groupe L’Express fin 2016. Nordiste d’origine, j’habite Paris mais j’ai à cœur de revenir dans ma région natale pour y enquêter autant que mes autres fonctions m’en laissent le temps. Avant Mediacités, je suis passé par La Croix, Liaisons sociales, Les Echos et L’Express, où j’ai notamment occupé le poste de rédacteur en chef de la rubrique Régions. Je n’aime rien tant que « sortir du périphérique parisien » pour aller sur le terrain afin de comprendre les réalités du pays.
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