Cinquante manifestations couvertes, 24 observateurs sur le terrain, plus de 4 600 photos et 50 heures de vidéos : créé à Toulouse par la Ligue des droits de l'homme et la Fondation Copernic, l'Observatoire des pratiques policières (OPP) publie son rapport ce mercredi, après deux ans d'activité. Un rapport cinglant de 138 pages, qui met en lumière la violence démesurée mise en oeuvre par les forces de l'ordre mais aussi les comptages douteux du nombre de blessés effectués par la préfecture lors des manifestations toulousaines. 

L'Observatoire des pratiques policières a été officiellement créé le 4 mars 2017. Cette organisation a vu le jour après une manifestation (le 25 février 2017, contre le racisme et les violences policières, suite à l'affaire Théo) lors de laquelle la Ligue des Droits de l’Homme et la Fondation Copernic ont constaté « la présence d’un dispositif policier sans commune mesure avec le nombre de manifestant-e-s » et « un équipement anti-émeute particulièrement disproportionné et intimidant ». Un dispositif que les deux associations avait déjà constaté le 17 décembre 2016, lors de la manifestation contre le projet de centre commercial « Val Tolosa ».

L'objectif de cet Observatoire des pratiques policières ? Recenser les violences commises lors des manifestations toulousaines et analyser les pratiques de maintien de l’ordre lors des mouvements sociaux. Le Syndicat des Avocats de France a rejoint le collectif au cours du troisième trimestre 2018. Le travail de l'Observatoire a pris une autre ampleur depuis le début du mouvement des gilets jaunes, en novembre 2018. Chaque manifestation a fait l'objet d'un compte rendu rédigé par un groupe d'observateurs de 3 . . .

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