Alors que le gouvernement promet aux soignants « une médaille de l’engagement face aux épidémies » pour services rendus dans « la guerre » contre le coronavirus et que des masques FFP2 et chirurgicaux sont fournis aux salariés de la filière aéronautique, le CHU de Toulouse équipe certains de ses personnels de stocks de masques moisis et non-médicaux. Ce nouvel épisode suscite l'indignation après le cas des masques en tissu imposés à des agents évoluant dans des environnements contaminés, dont Mediacités s'est déjà fait l'écho.

À la maternité Paule-de-Viguier, sur le site Purpan à Toulouse, des soignantes assurent la régulation, l’accueil et l’orientation des patientes, dont certaines peuvent être positives au coronavirus. Le 28 avril, ces professionnelles se plaignent de l’odeur de moisi de leurs masques chirurgicaux. « Déjà, il y a un défaut d’équipement parce que ces agents auraient dû bénéficier de masques FFP2, de sur-blouses et de lunettes de protection, peste Julien Terrié, secrétaire général CGT au CHU de Toulouse. En plus, on leur a fourni des masques qui, une fois portés, entre la chaleur et l’humidité, se mettent à dégager une odeur de moisi. »

Une procédure d’alerte pour « danger grave et imminent » est immédiatement déposée par des membres du comité, d’hygiène, de . . .

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