«Un cadre de vie agréable et propice aux échanges intergénérationnels », c’est ce que promet le site internet de la mairie de Ramonville aux futurs résidents de l’Ehpad des Fontenelles. Mais dans les couloirs de l’établissement, les conditions de travail seraient tout autres, alors qu’une partie des salariés exprime un mal-être professionnel profond. Seul Ehpad de la commune, cet établissement public accueille plus de quatre-vingts personnes âgées dépendantes. Une équipe d’une soixantaine de professionnels se relaie nuit et jour à leur chevet. Sylvie* a officié plusieurs années au sein de cette structure en tant que cadre administratif avant de démissionner en 2019. Elle « garde un amer souvenir » de son passage aux Fontenelles.            

Une longue liste de dysfonctionnements serait à l’origine de son départ. Elle déplore entre autres « l’usage quotidien de matériel inadéquat pour la toilette des résidents », comme par exemple, « l’absence de poches urinaires stériles et de bétadine gynécologique », pour effectuer des sondages urinaires. Au-delà des patients, c’est surtout sur la gestion du personnel que se concentrent ses griefs. « Les plannings de travail étaient modifiés sans prévenir les agents à l’avance. Les soignants étaient rappelés sur leurs jours de congés annoncés, sous la menace d’un blâme en cas de refus », explique-t-elle à Mediacités, après avoir alerté en ce sens l'Agence régionale de la santé. Plus grave, l’ancienne cadre rapporte les « humiliations et remarques quotidiennes » de la directrice vis-à-vis de son personnel, « en public et devant les résidents ».
Deux plaintes pour harcèlement
Cette situation a conduit trois employés de l’établissement à engager diverses actions en justice. Deux de ces procédures ont été portées devant le tribunal administratif pour faire reconnaître des arrêts de travail contestés par la direction. Deux autres . . .

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